SPEAKER_05
Pivoting when you're a start-up isn't easy. Pivoting when you have a group of several tens of thousands of employees, honestly, I find that quite crazy. [SPEAKER_01] The decision was ultimately made to move into what we call AssetLive, a model that focuses more on platforms, brands and franchises.
SPEAKER_01
[SPEAKER_00] For years, we wanted to launch internationally. The day AI was ready, for us it was a tremendous opportunity. [SPEAKER_02] On the occasion of our 10 years of presence in France, we invited essential voices from the ecosystem to share their perspective on the transformation of iconic companies in recent years.
SPEAKER_00
[SPEAKER_01] We need to be pioneers in this. We launched not long ago, the application on OpenAI, Accor, etc. We need to try to learn from our mistakes. When the Le Monde brand is cited in the GPT, it converts 20 times more than an article on Meta and 50 times more than an article on Discover, on Google.
SPEAKER_02
How did they reinvent themselves? How do they innovate? And how are they integrating AI to do better and more? All in the presence of a privileged observer of the French tech and business ecosystem. [SPEAKER_05] The thing is, six months ago, I didn't understand what it was. Today, I don't sleep at night, literally.
SPEAKER_02
[SPEAKER_00] I think what helped us a lot in developing subscriptions for Le Monde was building the economic model today with almost 700,000 subscribers. It's the rise of paid platforms, namely Netflix and Spotify. It would have been much more complex, I think, if they hadn't driven this momentum in France. And obviously, across the Atlantic, the New York Times which had already initiated this momentum by significantly reducing their paywall.
SPEAKER_01
[SPEAKER_04] There are still quite striking effects and events, actually, from this 2016 and beyond. It's also where we realize that deepfakes become important in the digital world. It's also the Panama Papers case in 2016, with obviously Le Monde being one of the major contributors to this investigation. Would you say that these events also allowed, in a way, the end user to think, there's real value in this press that is trustworthy and somehow we need to monetize and ensure they have a revenue model that works for them. Of course.
SPEAKER_01
[SPEAKER_00] Yes, for us, these big events are opportunities to play. It demonstrates the work of journalists, of investigation, obviously, and the fact that we expanded our newsroom, specifically to focus on these subjects, of disinformation that arrived quite early, you're right to say 2016, it helped, I think, to demonstrate the quality of Le Monde's content and to say, OK, there are journalists behind this who are investigating, they are many, we can sometimes put a lot of journalists on different types of investigations, up to sometimes 200 people on huge investigations which allow us to demonstrate to our readers. This is information that required a lot of groundwork and behind it, it's paid. So yes, these are opportunities for us to play.
SPEAKER_00
[SPEAKER_03] Are you also thinking about where you'll have finally access to text that will be automated, more and more, increasingly more texts accessible? So, are you going to try to follow, ultimately, this frantic pace of being able to have constantly renewed content for your subscribers or rather less, but more qualitative, highlighting the value of truth against deepfakes?
SPEAKER_00
So, overall, for us, the idea is still to say that we're right now in the middle of transforming our newsroom. The idea is we're very powerful in digital, but we still have a large part of our newsroom that spends time on print production. Today, we're undergoing a huge transformation that's happening this year to reduce the time, to really cut down the time spent on print production to focus more on digital. Work on angles, work on subjects. We also have other challenges that have moved to other formats, like video, like audio, which are hyper important for us. And also to give our newsroom access to tools, to indicators that will allow them to see more closely the transformation, what impact does it have on readers?
SPEAKER_00
[SPEAKER_05] It's crazy because I think 10 years ago, I was advising a bit more. Even 10 years ago, we were advising quite a few media outlets on these strategies we called reverse publishing. You know what I'm talking about. It was really about saying,
SPEAKER_02
[SPEAKER_00] Et aussi de donner accès à notre rédaction, [SPEAKER_00] à des outils, à des indicateurs [SPEAKER_00] qui vont leur permettre, eux, [SPEAKER_00] de pouvoir voir de plus près la transformation, [SPEAKER_00] quel impact que ça a sur les lecteurs?
SPEAKER_05
C'est fou parce que je crois qu'il y a 10 ans, moi, je conseillais un peu plus.
SPEAKER_00
[SPEAKER_05] Encore il y a 10 ans, [SPEAKER_05] on conseillait pas mal de médias [SPEAKER_05] sur ces stratégies qu'on appelait [SPEAKER_05] de reverse publishing. [SPEAKER_05] Tu vois de ce que je parle. [SPEAKER_05] C'était vraiment de se dire, [SPEAKER_05] à l'origine, tu avais une réunion éditoriale. [SPEAKER_05] Alors, le monde, c'est différent [SPEAKER_05] parce que vous sortez un journal de l'après-midi
[SPEAKER_05] ou le soir, [SPEAKER_05] mais souvent, un quotidien, [SPEAKER_05] c'était fin de matinée. [SPEAKER_05] Tu avais un comité de rédaction, [SPEAKER_05] tous les rédacteurs chefs qui se réunissaient, [SPEAKER_05] les sujets qui étaient arrêtés. [SPEAKER_05] Alors, il y en a tous les sujets plus long terme [SPEAKER_05] qui étaient quand même prévus à l'avance. [SPEAKER_05] Et puis après, t'avançais dans l'après-midi. [SPEAKER_05] Et plus t'avais les pages, [SPEAKER_05] les dernières pages les plus chaudes, [SPEAKER_05] donc la couverture, [SPEAKER_05] les pages qui restaient potentiellement ouvertes [SPEAKER_05] pour les dernières actus. [SPEAKER_05] Et voilà.
SPEAKER_00
[SPEAKER_05] Et donc, toute l'organisation de la rédaction [SPEAKER_05] était faite pour ça. [SPEAKER_05] Ce qui faisait que, [SPEAKER_05] quand t'arrivais le matin sur le site Internet, [SPEAKER_05] t'avais pas de news. [SPEAKER_05] Parce qu'en fait, [SPEAKER_05] c'était que la news de la veille au soir. [SPEAKER_05] Et celle de la veille au soir [SPEAKER_05] était faite à 16h, 17h, en fait. [SPEAKER_05] Et donc, tu dois... [SPEAKER_05] Mais ce que tu racontes,
SPEAKER_00
[SPEAKER_05] Ce qui faisait que, quand t'arrivais le matin sur le site Internet, t'avais pas de news. Parce qu'en fait, c'était que la news de la veille au soir. Et celle de la veille au soir était faite à 16h, 17h, en fait. Et donc, tu dois... Mais ce que tu racontes, c'est que ce chemin n'est pas complètement...
SPEAKER_00
C'est complètement fait. Par exemple, aux États-Unis, on est d'ailleurs allé voir un des médias américains. On est allé voir le New York Times, on est allé voir le Wall Street, on est allé voir The Atlantic. On a parlé avec eux. Et les médias anglo-saxons, ils ont déjà opéré ce changement depuis longtemps. C'est pas le cas encore en France. Et c'est là, nous, qu'on a quelque chose vraiment à jouer.
SPEAKER_00
[SPEAKER_03] [SPEAKER_04] On va peut-être changer un peu de secteur avec toi, Carole. Parce que franchement, fascinant de voir cette transformation que tu as opérée. Et dix ans, on a l'impression que c'est pas loin. Et en même temps, il s'est passé énormément de choses. Après, je crois comprendre également que côté Accor, le contexte de l'époque, si on se remet en 2016, il y a l'émergence de ces plateformes dont on parlait plus tôt. Et quelque part, Accor décide de prendre une décision extrêmement structurante. Est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus ?
SPEAKER_00
[SPEAKER_01] Alors, oui. Et ça s'est confirmé après. Parce qu'on parle de 2016. Mais je crois que l'élément le plus impactant finalement pour l'hospitalité, ça a été le Covid. Mais juste avant, chance ou pas, ça, c'est difficile de le dire. Mais la décision a été prise finalement de passer en ce qu'on appelle asset light. C'est-à-dire de ne plus être forcément propriétaire des hôtels, de ne plus être propriétaire des immeubles, de tous ces lieux et de passer sur un modèle qui se veut plus sur les plateformes, les marques et de franchises. C'est encore un changement qu'on opère aujourd'hui à travers le monde. Mais ça a été une décision assez structurante qui a amené finalement à regarder un petit peu vers cette nouvelle façon de procéder à la réservation, d'opérer et d'avoir une nouvelle offre de valeur finalement pour l'écosystème, des propriétaires hôteliers, de ce qu'on appelle les general managers et de se positionner finalement en apporteur de personnes dans les hôtels. Moi, mon métier vraiment au quotidien, c'est de se dire comment je fais en sorte qu'il y ait un maximum de personnes qui viennent remplir des chambres d'hôtel. Une chambre, quand elle n'est pas vendue une journée, ce n'est pas un stock. Quand elle n'est pas remplie un soir, elle est vide.
SPEAKER_00
[SPEAKER_01] qu'il y ait un maximum [SPEAKER_01] de personnes
SPEAKER_03
[SPEAKER_00] [SPEAKER_01] qui viennent remplir [SPEAKER_00] [SPEAKER_01] des chambres d'hôtel. [SPEAKER_00] [SPEAKER_01] Une chambre, [SPEAKER_00] [SPEAKER_01] quand elle n'est pas vendue [SPEAKER_00] [SPEAKER_01] une journée, [SPEAKER_00] [SPEAKER_01] ce n'est pas un stock. [SPEAKER_00] [SPEAKER_01] Quand elle n'est pas remplie [SPEAKER_00] [SPEAKER_01] un soir, [SPEAKER_00] [SPEAKER_01] elle est vide [SPEAKER_00] [SPEAKER_01] et c'est de l'argent perdu. [SPEAKER_00] [SPEAKER_01] Donc c'est, [SPEAKER_00] [SPEAKER_01] et pour vous donner
SPEAKER_00
[SPEAKER_04] [SPEAKER_01] un chiffre, [SPEAKER_04] [SPEAKER_01] c'est 850 000 chambres [SPEAKER_04] [SPEAKER_01] à remplir tous les jours [SPEAKER_04] [SPEAKER_01] à travers le monde, [SPEAKER_04] [SPEAKER_01] par accord. [SPEAKER_04] [SPEAKER_01] Et nous, [SPEAKER_04] [SPEAKER_01] on se positionne vraiment [SPEAKER_04] [SPEAKER_01] avec une plateforme [SPEAKER_04] [SPEAKER_01] qui s'est repositionnée aussi [SPEAKER_04] [SPEAKER_01] avec un programme [SPEAKER_04] [SPEAKER_01] de fidélité, [SPEAKER_04] [SPEAKER_01] haul.com,
SPEAKER_00
[SPEAKER_04] [SPEAKER_01] et où vraiment on a cette proposition de valeur qui unifie 45 marques au sein d'un même programme de fidélité et de pouvoir, avec un système de points, encourager les différents clients à voyager, revoyager dans nos hôtels, découvrir les marques. Donc vraiment, cette proposition de valeur, c'était au sein d'un même écosystème, vous pouvez profiter de l'ensemble de ce que propose Accor à travers 110 pays.
SPEAKER_00
[SPEAKER_04] Moi, je suis très curieux de savoir à quel moment vous vous êtes dit finalement nos concurrents, c'est plus Hilton, Marriott et autres chaînes d'hôtels et à quel moment il y a un moment qui dit, mais en fait, les vrais concurrents de demain, c'est les gens qui créent cette expérience, cette hyper personnalisation dont tu parles très bien et là, il faut qu'on change de modèle d'affaires.
SPEAKER_00
[SPEAKER_04] [SPEAKER_01] Alors, concurrents et compléments pour les plateformes parce qu'on ne pourrait pas remplir toutes ces chambres, en tout cas, pas aujourd'hui, sans finalement leur complément et parce que localement, on est à Accor, on travaille avec un écosystème extrêmement vaste de réseaux de distribution parce que c'est ce qui nous permet de mieux être connectés aussi localement. [SPEAKER_04] [SPEAKER_05] Pour comprendre, chez toi, plateforme, c'est Google, Booking.
SPEAKER_00
[SPEAKER_04] [SPEAKER_01] Google, Booking, Expedia, Airbnb, non, puisqu'ils ne nous distribuent pas, mais en gros, toutes les plateformes qui distribuent nos hôtels et elles sont précieuses parce que dans certains pays, je pense aussi à des endroits dans lesquels on a besoin de plus de spécificités locales, le Brésil, la Chine, demain l'Inde, etc. Forcément, il y a des réflexes d'usagers sur lesquels on ne peut pas être en première pensée quand on va faire une réservation. En revanche, ils nous challengent beaucoup parce que très souvent, en fait, eux sont vraiment là pour se dire comment on capture un client le mieux possible, comment on lui fait cette promotion-là et puisqu'on est là aussi pour parler de ça, notamment sur les moyens de paiement, ils nous ont vraiment mis dans cet esprit de comparaison. Je pense qu'on n'est pas trop loin derrière parce qu'il y a un ADN d'innovation qui est assez fort chez Accor et qu'on a envie d'être présent pour tous nos marchés. Mais oui, de se dire, eux, comment ils présentent finalement certains moyens de paiement qui vont convaincre de faire l'achat sur cette plateforme, comment ils vont mettre en valeur certains hôtels. Des fois, on a eu un regret de se dire, c'est quand même dommage d'avoir de plus belles photos sur certaines plateformes qu'on en a chez nous. Mais c'est un défi.
SPEAKER_00
[SPEAKER_04] Mathieu, toi qui finalement as pas mal bougé, t'as interviewé beaucoup de monde, est-ce que là, on est face à deux exemples un peu singuliers, uniques? [SPEAKER_04] [SPEAKER_05] Non, je ne crois pas. [SPEAKER_04] [SPEAKER_05] Quand tout à l'heure tu posais la question de quelles entreprises m'ont le plus marqué par leur transformation, j'ai pensé tout de suite à Microsoft. Et tu peux dire que c'est très loin et en fait, c'est très proche de ce que tu disais. Microsoft, c'était du on-premise, je pense. Donc, tu achetais, tu achetais, il n'y a pas si longtemps, un truc à la Fnac où tu l'installais...
SPEAKER_00
[SPEAKER_01] [SPEAKER_04] Un CD, tu installais ton truc et puis, en fait, [SPEAKER_01] [SPEAKER_04] Non, je ne crois pas. [SPEAKER_01] [SPEAKER_05] Quand tout à l'heure tu posais la question de quelles entreprises m'ont le plus marquées par leur transformation, j'ai pensé tout de suite à Microsoft. Et tu peux dire que c'est très loin et en fait, c'est très proche de ce que tu disais. Microsoft, c'était du on-premise, je pense. Donc, t'achetais, t'achetais, il n'y a pas si longtemps, quand même, un truc à la Fnac où tu t'installais... [SPEAKER_01] [SPEAKER_04] Un CD, t'installais ton truc et puis, en fait,
SPEAKER_00
[SPEAKER_01] [SPEAKER_05] tu l'avais avec ta licence, oui, tu validais en ligne, mais moi, j'étais sûr qu'ils allaient mourir, sûr, en fait. Te dire, réussir à basculer un business aussi gros, aussi international, d'un truc où tu achètes des DVD ou au pire, tu télécharges de temps en temps, tu payes une fois, à un truc où tu t'abonnes, c'est magistral. Et eux, ils l'ont fait, je trouve, de manière assez fluide. Alors, ils étaient tellement indispensables, ils ont réussi à se transformer de l'intérieur, mais moi, j'ai trouvé ça vraiment fou. Ce qui est assez drôle, c'est que quelques années après, on arrive là dans un endroit où je trouve, moi, le défi, on en parle beaucoup et moi, je le vis vraiment au quotidien, il est pour Google maintenant. C'est-à-dire que, moi, je vois mon usage de Google en un an, je pense qu'il a été divisé par dix. Et je fais tellement tout sur les IA que, tu vois, si je dois essayer de comprendre comment utiliser quelque chose, réparer, comprendre, enfin, ça va plus vite. Tu ne vas pas faire une recherche, aller sur un site, revenir sur la page de recherche, retourner sur un site, chercher dans le site, etc. Donc, en fait, le search maintenant, il est fait sur les LLM. Et donc, comment va se transformer Google? Est-ce que Gemini va être aussi fort que les autres? Pivoter quand on est une startup, ce n'est pas facile, parce que je l'ai fait plein de fois, mais c'est possible. Pivoter quand tu es un groupe de plusieurs dizaines de milliers de collaborateurs, honnêtement, moi, je trouve ça assez fou. Et Accor, on est un exemple intéressant, on en a parlé sur mon podcast avec Sébastien Bazin, le coût du, tu en parlais tout à l'heure, de l'Asset Light. Ce qui est drôle, c'est que quand tu le dis tout à l'heure, moi, c'est le moment, et j'en parle dans cet épisode, je suis passé à Asset Heavy, où moi, je me suis mis à acheter mes bureaux, à acheter des bureaux à Paris, à Bordeaux, un peu partout, et j'ai zéro regret là-dessus. Par moments, ça m'inquiète encore pour Accor, je me dis, mais le jour où tout se retourne, ça va être compliqué, mais en l'occurrence, il faut constater que ça a fonctionné.
SPEAKER_05
[SPEAKER_01] [SPEAKER_03] Quels sont les assets ou le mindset qu'il faut avoir pour être capable d'exécuter lorsqu'on voit justement le changement arriver? [SPEAKER_01] [SPEAKER_05] La première chose, c'est la lucidité. C'est qu'il y a trop d'entreprises, et d'ailleurs, il y en a trop aujourd'hui en France, dans le monde entier, qui se voilent la face avec l'IA, qui se voilent complètement la face. Soit, il y a deux choses, soit ils le savent, ça les stresse. [SPEAKER_01] [SPEAKER_00] Ils ont peur d'agir.
SPEAKER_05
[SPEAKER_00] [SPEAKER_05] Voilà, soit ils ne le savent pas du tout. Il y a trop de patrons, de politiques, de décideurs, d'entrepreneurs qui aujourd'hui, pensent qu'un LLM, c'est fait pour faire un post LinkedIn.
SPEAKER_05
[SPEAKER_01] [SPEAKER_05] Non, mais c'est vrai. Et c'est fou. Je veux dire, ça me rend triste, ça m'horrifie, ça m'inquiète, c'est ce qui m'inquiète. Une fois que tu as fait le constat que tu es lucide sur ton business, et que tu te dis, OK, je vais faire face à ça, je vais faire face à ça, mais les lecteurs PDF, ça va s'écrouler. Les lecteurs PDF ne ont pas grand-chose à l'avenir, ils n'auraient jamais dû en avoir un. Et donc tout va se passer sur l'app, je vais avoir besoin d'avoir un modèle différent. Et bien, tu es lucide, tu fais le constat, tu te lances. Après, tu dois avoir du courage, de l'obsession, parce qu'en fait, les gens te disent 40 000 fois que ça ne va pas marcher, et ça ne marche pas au début de toute façon, parce que toi-même tu fais mal les choses, et c'est tout. Et donc tu dois être obsédé par le changement, le changement,
SPEAKER_05
[SPEAKER_01] [SPEAKER_05] People tell you 40,000 times it won't work, and it doesn't work in the beginning anyway, because you yourself are doing things wrong, and that's it. And so you must be obsessed with change, change, you must convince everyone, you must be brave and separate yourself from those who don't want to be convinced, because there are plenty who want to stay in the old world. And the old world no longer exists, sorry buddy, that's just how it is. And so on that, it's a whole chain of decisions and ambition, you said that too, to go faster. Because the others, and right now, I see it in the big companies I just mentioned, they're being shortcut, I see it in areas, even established ones, insurance brokers, for example, with people, two of them, they do the work of 200 people, but at least, and better. And actually, why? Because they're well equipped, because they have AI agents, AI agentic, me six months ago, I didn't understand what it was. Today, I don't sleep at night, but literally, yesterday, from midnight to one, I couldn't sleep, because until midnight I was on my open cloud on my Mac Mini that arrived yesterday, and it's blowing my mind. And it will change everything. And so there's a moment where this lucidity you have to be curious, you have to see it, and stop telling yourself that all this is just a minor side effect. And so on that, it's lucidity, then after, experience, courage, obsession, and then ahead.
SPEAKER_05
[SPEAKER_00] In that respect, it's the same reflection that Louis Dreyfus had, who is our boss on AI. It's actually what we observe, is that there was potentially fear of acting on AI, and everyone was watching each other. And where the world dared, and that's what we did too in the past, but it's precisely to go directly to the AI players, what our boss did, who raised his hand, who said, listen, I have a problem because you're talking about your tool, but how do we do it since you're using our tools? And after, what you said Mathieu, in terms of speed, from the moment he met Sam Altman, the boss, in three months, we had a first deal on AI.
SPEAKER_05
[SPEAKER_01] [SPEAKER_00] But how do we do it since you're using our tools? [SPEAKER_01] [SPEAKER_00] And after, what you said Mathieu, in terms of speed, from the moment he met Sam Altman, the boss, in three months, we had a first deal on AI. After, once the first one was done, there was a second that followed with Perplexity, which is a bit different, and then with Meta. But that, today, we see, when he actually posed the question to OpenAI, but where are they, do you have exchanges with other actors? He said, in fact no, you're the first to contact us. And at this stage today, we remain one of the only media outlets to have signed with AI actors.
SPEAKER_05
[SPEAKER_01] I'm bouncing back on something interesting though, and what makes certain companies take on this bet more. I think there are two points I see that are quite fundamental. It's the international side. For us, in any case, it's because we couldn't afford to wait since when we look at hotels, we talked about it, hotels in Asia, a hotel owner with us who is our client can't afford to wait. He sees the hotel across from him that maybe already has all the best digital tools, AI, etc. It's unthinkable to say that we, as a large international group, aren't up to the standard of offering these same services. The second, I say it because I'm really quite proud of it within the group and it's what's being carried here, it's the DNA really and with us, there's really a word where internally we call ourselves heartists. So there's a lot of English, necessarily, it has to reach everyone, but heartists and really, it starts with pioneering the art of hospitality so we have to be pioneers of that and I think there's a shared value. We launched not long ago, on top of that the application on OpenAI, Accor, etc. That is, we have to try and there's no real fear to have about it and we have to try to learn from our mistakes. And are you happy? In any case, it has the merit of being there and allowing us to learn. I won't say that tomorrow it replaces the entirety of the platforms, it would be too good to tell you we filled all the hotels on it, but in any case, we're there, we see, we're starting and the most important also and that's what we share and I don't know what else comes out of the interviews, but we also have a CEO who said it there, but he travels 300 days a year and we ourselves have relays everywhere in the world so feeling the ground whether it's physically, in reality or through digital by being present each time on the new playing fields that open up that's what allows us to see finally how the customer is doing, how we're there, how we feel it and not have this interface that tells us how it's going.
SPEAKER_05
[SPEAKER_01] [SPEAKER_03] So for me, it will simplify my life for sure, but on the company's side, how does it keep me loyal? If the algorithm ultimately chooses a better price, better quality on the hotel rating, how do we keep this link with the customer that is ultimately important in growth? The experience precisely. So there's the funnel experience but even before. [SPEAKER_01] [SPEAKER_03] It will simplify my life. [SPEAKER_01] [SPEAKER_03] For sure. [SPEAKER_01] [SPEAKER_03] But on the company's side, how does it keep me loyal?
SPEAKER_05
[SPEAKER_01] [SPEAKER_03] If the algorithm ultimately chooses a better price, better quality on the hotel rating, how do we keep this link with the customer that is ultimately important in growth? [SPEAKER_01] [SPEAKER_03] The experience precisely. [SPEAKER_01] [SPEAKER_03] So there's the funnel experience, but even before. [SPEAKER_01] There's because we know you better, because we keep a history of stays, of course, when it's accepted, etc. [SPEAKER_01] We know, I repeat, what was appreciated, less appreciated, etc. [SPEAKER_01] A lot for certain brands we know if certain hotels can be closer than others with brand affinities.
SPEAKER_05
[SPEAKER_01] And then there's the loyalty reward as well. [SPEAKER_01] It's not neutral to say that there are a certain number of advantages, including price, etc. in these moments. [SPEAKER_01] But more specifically on how we recognize a platform even when it seems transparent, and I think in media, in many industries, that's what it will be: it's how we work a brand image differently. [SPEAKER_01] A voice mark, a tone of voice, we don't know what quality that has. [SPEAKER_01] I think even more for someone who interviews, we recognize you, we recognize you by ear, we know who's interviewing and don't need to see.
SPEAKER_05
[SPEAKER_01] So it's saying what are the standards, what are the words used. [SPEAKER_01] I think tomorrow, we may not necessarily have the same assistant for an Ibis, a Fairmont, we may not, we don't have the vocation to standardize and to say we keep brand identity, whatever the platform we go through. [SPEAKER_01] That's really very important for us. [SPEAKER_01] [SPEAKER_04] What I find interesting in what you're saying is that somewhere, we optimized our websites, our applications for humans. [SPEAKER_01] [SPEAKER_04] So user experience, UX, it was for humans. [SPEAKER_01] [SPEAKER_04] That's what digital brought.
SPEAKER_05
[SPEAKER_01] Ça, c'est vraiment très important pour nous. [SPEAKER_04] Ce que je trouve intéressant dans ce que tu dis, c'est que quelque part, on a optimisé nos sites web, nos applications pour les humains. [SPEAKER_04] Donc, l'expérience utilisateur, l'UX, il était pour les humains. [SPEAKER_04] Ça, c'est ce qu'a porté le digital. [SPEAKER_04] C'était tout le front-end qu'on avait. [SPEAKER_04] On a essayé au moins. [SPEAKER_04] On a au moins essayé plus ou moins bien selon les cas.
SPEAKER_00
[SPEAKER_04] Là, aujourd'hui, finalement, ce qui reprend le dessus, c'est comment se faire reconnaître par les agents, donc par les LLM. [SPEAKER_04] C'est plutôt le back-end qui va être important. [SPEAKER_04] C'est-à-dire, en fait, c'est la qualité de ta donnée, comment t'es représenté. [SPEAKER_04] C'est ce que je voulais dire par là. [SPEAKER_05] C'est que moi, si l'interface disparaît, mais en fait, l'interface n'a pas l'air. [SPEAKER_05] Enfin, non, mais je veux dire le moins d'interface, le mieux, quelque part. [SPEAKER_05] Enfin, tu vois, moi, je préfère que ce soit au plus proche justement de l'humain.
SPEAKER_00
[SPEAKER_05] Alors, je pense que dans un quotidien comme le monde, c'est quand même quelque chose et ça pose ce qu'on ouvre ici, c'est une question profonde de savoir est-ce que tu vas avoir une interface où tu veux aller sur le monde parce que vous vous êtes... [SPEAKER_05] C'est une prescription. [SPEAKER_05] Oui, mais c'est votre quotidien d'hier, ça, c'est le quotidien d'aujourd'hui, bien sûr.
SPEAKER_00
[SPEAKER_05] C'est le truc des jeunes d'aujourd'hui seront les vieux de demain et en fait, là, vous allez probablement défendre l'application à vouloir dire mais non, mais on veut notre application, on veut proposer notre journal, notre truc en 5000 signes et en machin alors que l'utilisateur, potentiellement, il veut un résumé en bullet points, exactement comme il le veut. [SPEAKER_04] Ou une transformation en vidéo. [SPEAKER_04] Comme on disait tout à l'heure. Il veut de la vidéo.
SPEAKER_04
Ou une transformation en vidéo. Comme on disait tout à l'heure. [SPEAKER_00] Il veut de la vidéo. [SPEAKER_00] Exactement. [SPEAKER_00] Et ça, vous allez le faire ? [SPEAKER_00] Ah bah, déjà, on est en train de le faire. Là, on est en train de tester une nouvelle application, une nouvelle version de notre home qui a beaucoup plus de vidéos et d'audios parce qu'on s'adapte aussi aux usages. On va intégrer progressivement la personnalisation. Ça, les médias anglo-saxons l'ont déjà fait depuis très longtemps et bien évidemment, à terme, l'idée...
SPEAKER_04
Alors, au monde, on se dit que c'est très important de garder une prescription éditoriale. Les gens viennent aussi pour ça. Ils viennent pour se dire OK, je viens parce que le monde m'a dit qu'il fallait lire ça. Mais bien évidemment, il va falloir ajouter un dosage bien fait de personnalisation. On le fait déjà beaucoup plus sur des interfaces qui ne sont pas directement éditoriales, mais plutôt la recommandation de papier, la recommandation de contenu à lire ensuite, qu'on a énormément optimisé et qui se base plutôt sur des lectures qui ont été faites par des abonnés après avoir lu un article. Vous avez encore beaucoup de médias aujourd'hui qui proposent lire des articles d'une même rubrique. Ça n'intéresse personne, en fait. Ce que veulent voir les gens, c'est les actualités du jour même, mais qui n'ont peut-être rien à voir, qui n'ont rien à voir avec la rubrique, mais qui sont un autre sujet dont ils ont vraiment envie d'entendre parler.
SPEAKER_04
Comment vous voyez, finalement, l'évolution pour être sûr que cette marque de confiance que vous avez créée avec vos clients, elle est maintenue ?
SPEAKER_04
[SPEAKER_00] Il ne faut pas juste trouver que le risque. Justement, ce qui est intéressant depuis qu'on apparaît beaucoup plus, enfin, on apparaît dans ChatGPT, c'est qu'on s'est rendu compte qu'un article, quand la marque Le Monde est citée dans ChatGPT, ça convertit 20 fois plus qu'un article sur Meta et 50 fois plus qu'un article sur Discover, voilà, sur Google. Donc, c'est hyper intéressant pour nous de se dire qu'on apparaît aussi dans une nouvelle plateforme. Après, bien évidemment, l'objectif, c'est de pouvoir faire revenir les gens, que les gens nous découvrent par d'autres moyens. Il ne faut pas se leurrer. On s'est formé sur les réseaux sociaux. Ça fait très longtemps qu'on a investi sur les réseaux sociaux avec notre ton, le ton du monde, mais en adaptant les codes des plateformes. C'est ce qui fait aussi le succès aujourd'hui. Avant, on avait du mal à démontrer qu'un lecteur qui venait sur les réseaux sociaux s'abonnait au monde. Ça, aujourd'hui, on a réussi, via des études, à le montrer. Il y a beaucoup de lecteurs qui nous ont dit que je vous connais parce que j'ai vu des vidéos de vous sur les réseaux sociaux.
SPEAKER_04
[SPEAKER_03] On parle de transformation. Là, on est resté dans le scope France, Europe. Mathieu, toi, tu reviens de Chine. Tu étais sur le terrain à Shenzhen. Qu'est-ce qui t'a le plus frappé dans, finalement, cette capacité qu'ils ont d'exécuter parfois plus vite que nous ? [SPEAKER_05] C'est ce qu'on disait tout à l'heure. [SPEAKER_05] C'est qu'ils n'ont pas peur. [SPEAKER_05] Déjà, ils n'ont pas peur. [SPEAKER_05] Ils sont vraiment dans un mode arène, on essaye. [SPEAKER_05] Ce matin, j'avais encore cet exemple d'une jeune boîte dans laquelle j'ai investi il n'y a pas si longtemps. [SPEAKER_03] cette capacité [SPEAKER_03] qu'ils ont d'exécuter
SPEAKER_04
[SPEAKER_03] parfois plus vite que nous ? [SPEAKER_05] C'est ce qu'on disait tout à l'heure. [SPEAKER_05] C'est qu'ils n'ont pas peur. [SPEAKER_05] Déjà, ils n'ont pas peur.
SPEAKER_01
[SPEAKER_05] Ils sont vraiment dans un mode arène, on essaye. [SPEAKER_05] Ce matin, j'avais encore cet exemple d'une jeune boîte dans laquelle j'ai investi il n'y a pas si longtemps. [SPEAKER_05] Il me disait qu'on allait voir des clients potentiels. [SPEAKER_05] Ils nous disaient qu'on est trop jeunes. [SPEAKER_05] Ils sont incroyables. [SPEAKER_05] Ils ont 26, 27 ans. [SPEAKER_05] Ils sont incroyables. [SPEAKER_05] C'est une fintech qui propose de l'investissement, une plateforme d'investissement.
SPEAKER_00
[SPEAKER_05] Et en fait, plutôt dans l'immobilier, ils avaient un gros projet immobilier à 10, 15 millions d'euros et ils parlaient avec un conseiller en gestion de patrimoine assez gros pour faire investir les personnes qui sont chez lui.
SPEAKER_01
[SPEAKER_05] Eux, ils sont régulés à l'AMF. [SPEAKER_05] Moi, j'ai investi chez eux il y a un an et demi. [SPEAKER_05] C'est un truc sérieux quand même. [SPEAKER_05] Mais le conseiller en gestion de patrimoine ne veut pas y aller parce qu'il ne fait que des gros Black Rock, des gros Américains ou quelques Français, etc. [SPEAKER_05] Et les Américains ont un peu ça, mais les Chinois, complètement, ils donnent la confiance aux jeunes. [SPEAKER_05] Ils vont très vite.
SPEAKER_01
[SPEAKER_05] Quand un produit est prêt à 70-80%, on peut le mettre sur le marché, ils ont vraiment une culture là-dessus qui était la culture de Meta pendant longtemps, "Move Fast, Break Things", c'était vraiment là-dessus. [SPEAKER_05] Et un scale mais qui est fou. [SPEAKER_05] Ils sont quand même 1,4 milliard et donc partout, ça va très vite. [SPEAKER_05] Tu vois, on parlait tout à l'heure de la pollution là-bas. [SPEAKER_05] Est-ce que c'est vrai ? Est-ce que c'est pas vrai ? [SPEAKER_05] Il y a plein de gens quand je reviens qui me disent qu'il faut quand même que tu parles de la pollution. [SPEAKER_05] Tu me dis, quelle pollution ?
SPEAKER_01
[SPEAKER_04] [SPEAKER_05] Va à Shenzhen, va à Shanghai, il n'y a plus... [SPEAKER_04] [SPEAKER_05] Allez, c'est 20% des véhicules qui sont thermiques, il n'y a plus de bruit. [SPEAKER_04] [SPEAKER_05] C'est vraiment sidérant. [SPEAKER_04] [SPEAKER_05] Et donc, il y en a encore plein, évidemment. [SPEAKER_05] Il y a encore des grosses zones industrielles mais c'est ceux qui donnent... [SPEAKER_05] C'est le métronome de la Terre, de tous les pays du monde sur la décarbonisation. [SPEAKER_05] Je confirme.
SPEAKER_01
[SPEAKER_05] [SPEAKER_01] Nous, ce sont parmi les plus avancés en termes, justement, d'hospitalité, d'hôtellerie un peu plus verte, un peu plus éco-responsable, très clairement. [SPEAKER_05] Et ils sont, de toute façon, contraints parce qu'ils n'ont pas de pétrole, ils sont contraints parce qu'ils ont une population qui vieillit à une vitesse folle, ils sont contraints par plein de choses. [SPEAKER_05] Donc, la robotisation, la dépollution, la décarbonisation, toutes ces choses-là, de toute façon, même s'ils avaient le choix de le faire ou de ne pas le faire, de toute façon, là, ils ne l'ont pas.
SPEAKER_01
[SPEAKER_05] Donc, ce n'est pas comme les Américains avec leur pétrole, enfin, leur gaz de schiste, ce n'est pas comme... [SPEAKER_05] Eux, ils sont vraiment dans une dynamique très, très différente et ça va très vite. [SPEAKER_05] Et moi, j'ai trouvé ça très inspirant. [SPEAKER_05] Ce qui est marrant, c'est qu'ils ont une approche, nous, c'est pour nous de la copie, mais ils ont une approche à la copie qui est de l'inspiration.
SPEAKER_01
[SPEAKER_05] Mais quand on en parle vraiment de manière assez profonde avec eux, tu vois, ils te disent, c'est un Français qui me le dit, mais il t'explique la logique là-bas, ils te disent, si tu me prends ma montre et que tu la gardes, tu ne me la rends pas, c'est un vol, c'est ma montre, je ne la reverrai pas. Si tu me prends une idée et que tu l'utilises, moi, je l'ai toujours l'idée, ce n'est pas un vol. Et donc, nous, c'est un truc quand même assez... Alors ça, on est très commun dans l'Occident, très légal, l'IP, les Américains sont très à cheval là-dessus, les brevets, etc. Enfin, à cheval, quand ça les arrange potentiellement. Mais encore une autre histoire. Et donc, nous, on a perdu un peu cette culture-là. Mais quelque part, moi, je trouve que le monde doit aller plus vite. Il y a tellement de changements nécessaires en ce moment que je peux comprendre un peu cette approche. Alors nous, on s'en offusque parce que quand tu vois l'industrie qui est partie complètement là-bas, on s'est tout fait siphonner. Et ce qui est marrant dans ce docu qu'on l'a fait, c'est qu'on s'est fait siphonner et les Allemands, ils se rendent compte maintenant sur l'automobile. Mais en fait, on s'est largement fait dépasser. Et donc, on n'est plus bien au-delà de la copie. C'est ça qui est intéressant.
SPEAKER_01
[SPEAKER_05] [SPEAKER_00] Et que tu pensais par rapport à quoi ? Parce que pareil, on n'a pas réussi à réagir, on n'a pas su réagir. [SPEAKER_05] Dans quel domaine, tu veux dire ? [SPEAKER_05] [SPEAKER_00] Comment on s'est laissé dépasser, en fait ? [SPEAKER_05] [SPEAKER_00] Et que tu pensais par rapport à quoi ? Parce que pareil, on n'a pas réussi à réagir, on n'a pas su réagir. [SPEAKER_05] Dans quel domaine, tu veux dire ? [SPEAKER_05] [SPEAKER_00] Comment on s'est laissé dépasser, en fait ?
SPEAKER_01
[SPEAKER_05] Déjà, on est arrivé là-bas. Ils nous ont dit si tu veux vendre des voitures chez nous, il y a quelques petites conditions. Déjà, ça va être une joint-venture. Nous, on a 51%, toi, t'as 49%. En plus, toutes les technologies, on va les transférer chez nous. Et puis évidemment, c'est fait en local. Ça va être fait chez nous. Nous, qu'est-ce qu'on fait en ce moment ? On va prendre des Xpeng, des BYD. Elles sont fabriquées où ? Elles sont fabriquées où, ces voitures ? Elles ne sont pas fabriquées. Alors, il commence à y avoir des choses en Hongrie, etc. Mais on tolère qu'il y ait des fabriques là-bas. Alors qu'on ne sait plus faire ces voitures, on ne sait pas faire des voitures aussi bien. Il faut les essayer. Dire, elles sont beaucoup mieux que les autres. Les nôtres. Moi, ça fait 5 ans que je suis en train de me dire je vais changer de voiture. Et en fait, je me dis, mais je ne vais pas m'acheter une BM ou une Porsche à je ne sais pas combien pour que dans 3 ans, elles ne valent rien parce que c'est le cas.
SPEAKER_01
[SPEAKER_05] [SPEAKER_00] parce que c'est le cas.
SPEAKER_01
[SPEAKER_05] Parce que leur véhicule écrit, qu'essayer les Xpeng, c'est le futur. Et ça charge super vite et ça dure plus longtemps. Ils nous ont battus partout. Donc, ils ne sont plus dans la copie. Ils ont déjà tout dépassé. Et nous, on tolère ça. Moi, ça me tend parce qu'à un moment, il faut juste dire non, stop. Et les Chinois même, j'en ai eu plusieurs. Si vous écoutez Ming Pokai qui est passé sur Génération Iturself en novembre, il me dit mais nous, on ne comprend pas en fait. Vous êtes là en train de vous laisser. On vous a siphonné pendant 20 ans. Là, on est en train de vous inonder votre marché avec nos produits. Et à la fin, en plus, qu'est-ce qui va se passer ? C'est que vous n'aurez plus de force,
SPEAKER_01
[SPEAKER_05] En novembre, il me dit mais nous, on ne comprend pas en fait. Vous êtes là en train de vous laisser. On vous a siphonné pendant 20 ans. Là, on est en train de vous inonder votre marché avec nos produits. Et à la fin, en plus, qu'est-ce qui va se passer ? C'est que vous n'aurez plus de force, plus de travail, vous n'aurez plus d'argent. Et puis, vous ne pourrez même plus acheter nos produits. Donc, ce n'est pas vraiment dans notre intérêt. [SPEAKER_05] [SPEAKER_04] Moi, je suis curieux de voir finalement comment ce scale et cette vélocité finalement qu'on peut regarder côté Chine, comment on l'exploite au sein de Le Monde et au sein d'Accor.
SPEAKER_01
[SPEAKER_05] [SPEAKER_01] Avant même de parler de l'IA, etc., c'est de se dire comment on transforme la technologie. Moi, j'ai eu la chance d'avoir dans mon équipe ces sujets vraiment de ce qu'on appelle de TPE. Ce qui permet de venir payer, d'insérer la carte de crédit. Demain, est-ce que ça existera toujours, etc., c'est une question. Mais on est quand même sur des sujets, on en parlait, de vérification des identités chez nous. Donc, on a des sujets, par exemple, ce qu'on appelle de passeport scan. Donc, comment on s'assure qu'une personne qui arrive dans un hôtel est bien celle qui a été déclarée. Donc, on a vraiment des outils physiques. Un des sujets les plus importants chez nous aussi, par exemple, c'est la qualité du Wi-Fi. Parce qu'on se parle de numérique, mais si on n'a pas le bon élément, la bonne qualité de réseau qui permet que tout ça fonctionne bien. Donc, on en est, avant même de l'IA, sur finalement, quels sont les bons standards qu'on développe dans chacun de nos hôtels. Ça, déjà, c'est une entreprise énorme que de se dire qu'est-ce qu'on applique et qui est un équilibre juste entre l'écosystème qu'on a au global qui permet de s'assurer qu'on a le même socle technique sur lequel on puisse tous travailler et quand même une adaptation locale. Donc ça, c'est toujours notre enjeu chez nous et de se dire comment on est au plus près des usages et de ce qui se fait bien et de ce qui est plus efficace finalement au local. Et comment, aussi, il y a un travail de back-office qui est énorme. Comment on allège ce que plus de 50% des tâches aujourd'hui de personnel dans les hôtels, c'est la facturation, la réconciliation des chambres, les attributions de chambres.
SPEAKER_01
[SPEAKER_05] Ce qu'on aime. [SPEAKER_05] [SPEAKER_01] Ce que l'IA peut très bien faire. Voilà. Et comment, finalement, on processe ça pour que, et ça j'aime bien le dire, on fait en sorte que les personnes qui sont là, elles s'occupent d'accueillir les autres personnes. [SPEAKER_05] Moi, je vais quand même dire à l'hôtel Indico, à Shenzhen, alors qu'il n'est pas chez vous, mais c'est quand même drôle. [SPEAKER_05] [SPEAKER_01] Et c'était justement cet hôtel-là, oui. [SPEAKER_05] Ah, tu le connais ? [SPEAKER_05] [SPEAKER_01] En tout cas, on l'a vu, je n'ai pas eu la chance d'y aller, mais oui.
SPEAKER_01
[SPEAKER_05] Et tu débarques là-bas, tu commandes un room service. Alors, je le savais, donc moi, je ne commande pas souvent des rooms services, mais là, il fallait que je... Comme par hasard, j'avais besoin d'une canette de coca. Et en fait, tu as un robot qui arrive et qui te livre, qui sonne, et qui te livre. Alors, ça sonne sur ton téléphone et il descend, il ouvre le truc et il repart, il te fait un message. En plus, ils ont fait des messages
SPEAKER_01
[SPEAKER_05] Mais là, il fallait que je... Comme par hasard, j'avais besoin d'une canette de coca. Et en fait, tu as un robot qui arrive et qui te livre, qui sonne, et qui te livre. Alors, ça sonne sur ton téléphone et il descend, il ouvre le truc et il repart, il te fait un message. En plus, ils ont fait des messages hyper sympas. Alors, ce qui est drôle, c'est que moi, je ne comprenais rien à ce qu'ils me disaient. Et donc, sur mon Insta, tout le monde m'a traduit. Vous êtes une personne merveilleuse, merci pour machin, etc. [SPEAKER_05] [SPEAKER_04] C'était un petit...
SPEAKER_01
[SPEAKER_05] Une petite voix, il était décoré, etc. Mais donc, ils arrivent à en faire un truc mignon et sympa. Donc, c'est intéressant. À la fois, je pense que ce n'est pas forcément là-dessus que tu attendras le... Parce que c'est plutôt sympa. Mais ça dépend. Ça dépend des hôtels, ça dépend des choses comme ça. Mais sinon, dans les hôtels, tu aimes aussi justement la chaleur humaine plutôt que les gens passent leur vie à faire des factures. Bon, je préfère avoir des gens qui sont là, qui t'accueillent, qui te serrent la main, qui... [SPEAKER_05] [SPEAKER_04] C'était un petit...
SPEAKER_01
[SPEAKER_05] Une petite voix, il était décoré, etc. Mais donc, ils arrivent à en faire un truc mignon et sympa. Donc, c'est intéressant. À la fois, je pense que ce n'est pas forcément là-dessus que tu attendras le... Parce que c'est plutôt sympa. Mais ça dépend. Ça dépend des hôtels, ça dépend des choses comme ça. Mais sinon, dans les hôtels, tu aimes aussi justement la chaleur humaine plutôt que les gens passent leur vie à faire des factures. Bon, je préfère avoir des gens qui sont là, qui t'accueillent, qui te serrent la main, qui...
SPEAKER_01
[SPEAKER_05] [SPEAKER_01] En revanche, ce qui est intéressant, c'est tout ce qu'on ne voit pas et qui n'est pas de lire. Et robotique, c'est encore différent. En fait, pour que ce petit robot puisse aller donner sa boisson, ce repas, ça veut dire que tout a été pensé dès le début dans l'hôtel. Et ça, on le voit. Ça veut dire qu'en fait, le robot et les couloirs sont calibrés. Ça veut dire que l'ascenseur a été pensé pour détecter le bon robot quand il passe, que les portes s'ouvrent. Que souvent, parce que le robot, s'il a hauteur, etc., ne peut pas appuyer sur les boutons, que ça soit automatique, que le plateau est bien figé, qu'il peut prendre ça... En fait, ça veut dire que tout est pensé dès le départ. Demain, il y a plein de choses et même l'IA pourrait être très précieuse, justement, dans la gestion d'écologie, etc. On avait mis en place, nous, un système de gestion anticipée des buffets. L'IA, ce n'est pas toujours que, effectivement, tout ce qui est conversationnel, etc., mais de se dire comment on peut réduire, finalement, le gaspillage alimentaire à travers des calculs. Alors, on n'est pas tout à fait sur de la pure IA, mais je veux dire, quand même, avec ces anticipations-là.
SPEAKER_01
[SPEAKER_05] [SPEAKER_03] On parle beaucoup d'IA, mais ce qui va être aussi important, c'est comment, au sein de l'entreprise, que ce soit Le Monde, que ce soit Accor, même au sein du podcast The It Yourself, comment on fait en sorte que ces employés, ces forces vives, s'habituent, s'acclimatent à tous ces nouveaux outils et qu'est-ce qui va faire la réussite de la transformation in fine? [SPEAKER_05] Moi, c'est plus simple parce qu'on est moins et du coup, je ne recrute que des gens qui sont à donf là-dedans et je n'ai pas... [SPEAKER_05] [SPEAKER_03] Qui ne dorment pas la nuit.
SPEAKER_01
[SPEAKER_05] Comme ça sur l'autre. Je t'assure, ce qui est marrant, c'est qu'il y en a une bonne partie qui est meilleure que moi là-dessus et pour le coup, je suis vraiment assez obsédé et qui me sortent des trucs incroyables. Et donc, on en parlait ce matin, mais ma boîte, notre workflow, notre manière de travailler n'a plus rien à voir aujourd'hui avec il y a trois mois mais plus rien à voir. Et ça n'avait rien à voir d'il y a trois mois avec trois mois avant. Tout ça, en ce moment, change tellement vite que... Enfin, voilà. Et donc, on est obligé de s'accrocher à ça. Nous, en fait, on produit, on produit beaucoup et de plus en plus, on va avoir des workflows du...
SPEAKER_01
En gros, nous, tout l'humain, très très humain, c'est jusqu'à la commande de l'invité... Pardon, j'ai la recherche de l'invité. Donc, comment... Voilà. Une fois qu'on a choisi un invité qu'on a mis dans l'agenda, derrière, se déroule tout un processus d'IA qui s'arrête complètement au moment de l'enregistrement. Donc, tout l'enregistrement est totalement organique, il n'y a pas d'IA du tout dedans. Et après, il reprend jusqu'à la livraison finale du produit. Et derrière, ça va de...
SPEAKER_01
Donc, le speech-to-texte avec ce qu'on appelle la diarisation, reconnaître si c'est moi qui parle ou si c'est mon invité, reconnaître si le Serge dont on parle est le même Serge dont on parlait deux minutes avant ou si c'est encore un autre Serge, reconnaître... voilà. Tout ça pour être capable de tout contextualiser, de créer des productions, des shorts automatiques pour les réseaux sociaux, de créer des recherches dans tous les épisodes passés sur toutes les fois ou toutes les occurrences qu'on a parlé de ça, etc., d'être capable de créer un mash-up de tous les conseils sur les paiements de tous nos entrepreneurs, de tous les plus beaux fails de Génération des Tourself et d'aller les chercher, etc., etc. Et donc, tout ça n'a plus rien à voir.
SPEAKER_01
[SPEAKER_05] [SPEAKER_00] Ce qui est très différent pour le monde, ça n'est là, on est sur des structures [SPEAKER_03] [SPEAKER_05] de tous les conseils [SPEAKER_03] [SPEAKER_05] sur les paiements [SPEAKER_05] de tous nos entrepreneurs, [SPEAKER_05] de tous les plus beaux fails [SPEAKER_05] de Génération des Tourself [SPEAKER_05] et d'aller les chercher, [SPEAKER_05] etc., [SPEAKER_05] etc. [SPEAKER_05] Et donc, tout ça n'a plus rien à voir. [SPEAKER_05] [SPEAKER_00] Ce qui est très différent pour le monde, ça n'est là, on est sur des structures qui n'ont rien à voir et par exemple, nous, l'IA, ça nous a servi à faire une expansion de marché.
SPEAKER_01
[SPEAKER_05] [SPEAKER_00] Pendant des années, on a voulu se lancer à l'international. [SPEAKER_05] [SPEAKER_00] Le jour où l'IA était prête, pour nous, ça a été une formidable opportunité de se dire, alors sans qu'elle soit générative, mais là, c'est qu'elle puisse traduire tout simplement et qu'on puisse se dire qu'elle nous permet de traduire un socle de contenu qui est important, c'est plus de 100 contenus par jour, avec toujours, ce qui est hyper important, excusez-moi Mathieu, c'est une relecture derrière, c'est-à-dire qu'il y a la caution de nos journalistes, donc relecture et écriture si besoin.
SPEAKER_01
[SPEAKER_05] [SPEAKER_00] Et aujourd'hui, on voit qu'il y a des marchés qui sont particulièrement gros mais intéressés, comme les États-Unis. [SPEAKER_05] Tu vas te dire que je t'en veux, mais c'est juste que c'est un secteur que je connais mieux, il faut que tu le saches. [SPEAKER_05] Mais question qui tue, quand même, j'ai besoin de savoir, avez-vous encore des correcteurs d'orthographe humains? [SPEAKER_05] [SPEAKER_00] Oui, on a encore une équipe de... Bien sûr, ils sont très importants. [SPEAKER_05] OK. [SPEAKER_05] [SPEAKER_00] Mais oui, bien sûr. C'est la politique. [SPEAKER_05] [SPEAKER_00] Non, mais l'IA, encore des erreurs.
SPEAKER_01
[SPEAKER_05] Ils sont très syndiqués, c'est juste ça. [SPEAKER_05] Non, mais c'est vrai. [SPEAKER_05] Il faut le laisser, ça, absolument. [SPEAKER_05] Non, mais c'est vrai. [SPEAKER_05] [SPEAKER_00] Pour le monde, c'est...
SPEAKER_04
[SPEAKER_05] [SPEAKER_00] Moi, je pense qu'aujourd'hui, bien sûr que l'IA apporte déjà beaucoup de solutions là-dessus. [SPEAKER_05] [SPEAKER_00] Tu as encore d'énormes oublis, même quand tu corriges toi-même tes propres textes. [SPEAKER_05] [SPEAKER_00] L'IA, sur la partie orthographique, et pourtant, elle passe à côté de... [SPEAKER_05] Les LLM sont moins forts que tes correcteurs d'orthographe humains?
SPEAKER_04
[SPEAKER_05] [SPEAKER_00] Je ne dis pas, je dis que nous, on a une exigence tellement forte sur l'orthographe aujourd'hui qu'aujourd'hui, c'est une garantie pour nous d'avoir un rendu qui est de très grande qualité. Se fier que sur l'IA, ce serait un énorme échec. Peut-être que dans 10 ans, ce serait un peu la même chose, je ne sais pas.
SPEAKER_04
[SPEAKER_05] [SPEAKER_03] Mais il y a un point crucial, quand même, c'est qu'on parle justement d'automatisation, on est censé libérer plus de temps, faire moins de choses, et on voit que c'est tout le contraire. On a de plus en plus de sollicitations, puisqu'on va aller sur plus de marchés, on va pouvoir faire encore plus de choses. On va aller dans quelle direction? Faire moins ou faire plus?
SPEAKER_04
[SPEAKER_05] [SPEAKER_03] Mais il y a un point crucial, quand même, c'est qu'on parle justement d'automatisation, on est censé libérer plus de temps, faire moins de choses, et on voit que c'est tout le contraire. On a de plus en plus de sollicitations, puisqu'on va aller sur plus de marchés, on va pouvoir faire encore plus de choses. On va aller dans quelle direction ? Faire moins ou faire plus ?
SPEAKER_04
[SPEAKER_05] Faire mieux, si possible. Mais c'est vrai que moi, je suis dans cette phase où, comme je le dis, je ne dors plus la nuit, et je bosse plus que jamais, parce qu'en fait, j'embarque mes IA et je découvre des choses, et puis ça se trouve, dans six mois, il faudra embarquer une nouvelle IA, parce qu'il y a trois mois, c'était Gemini, après c'était ChatGPT, maintenant on est tous sur Claude. Et donc, c'est toujours... Et puis ça change, puis ça va vite, puis on doit axer, désaxer les business, etc. Mais quelle chance on a de vivre ça ?
SPEAKER_04
[SPEAKER_05] [SPEAKER_01] Je peux donner un cas un peu concret, mais par exemple, demain, ça va aussi avec la formation des personnes qui arrivent. Déjà, en plus, toutes les personnes qui arrivent et qui sont plus jeunes, elles sont quand même très formées à tout ça. J'aime bien le mot qu'on a des agents, on a des assistances, on ne sait pas ce qu'est le monde de demain, mais en tout cas, aujourd'hui, pour les quelques années à venir, on est là pour être aidés, accompagnés. Je vais prendre un cas d'une nouvelle personne qui est formée dans un hôtel, même un hôtel de luxe, etc. Je préfère dix mille fois que finalement, il y ait la personne sachante qui est là depuis 5, 10, 15, 20, 30 ans parfois dans les hôtels, puisse donner tout ce qu'elle sait de l'héritage du lieu. Il y a des lieux qui sont magnifiques, qui sont vraiment un lieu de patrimoine. Je préfère dix mille fois que cette personne qui accueille ce nouvel arrivant dans les équipes, plutôt que de lui montrer un outil un peu fastidieux pour réserver plusieurs chambres, tu vas cliquer là, demain, il y a un assistant qui fera ça, va l'aider, répond à ses questions, mais surtout, ça sera automatique. C'est quand même en termes de partage d'expérience pour la personne, de dire, tu comprends, quand on accueille un VIP, on le fait comme ça. Tu as telle et telle chose. Alors, tu sais, cette chambre-là, elle a telle particularité. Je trouve ça, en fait, dix mille fois plus riche parce que, et vraiment, chez nous, c'est ça, c'est de se dire comment on fait fi à un maximum de la technologie pour se reconcentrer sur ce qu'est, nous, notre cœur de métier, accueillir quelqu'un. Et justement, en fait, en plus, c'est Maud Bey qui vient de lancer ça, l'école de la relation. À l'ère de l'IA, elle vient de lancer l'école de la relation. C'est de se dire, en fait, c'est quoi les fondamentaux quand on accueille quelqu'un et quand on fait du tourisme et de l'hospitalité ?
SPEAKER_04
[SPEAKER_05] [SPEAKER_04] On voit tous, en fait, je pense, une accélération incroyable dans nos entreprises. Des transformations spectaculaires, que ce soit le monde, que ce soit Accor. Également, dans ton domaine, Mathieu, des transformations et j'ai l'impression qu'il y a encore beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses à venir. Nous, chez Stripe, on les vit également au quotidien, que ce soit la création finalement des fondations, la plateforme qui permet finalement au commerce agentique de demain de pouvoir se faire, au paiement personnalisé partout dans le monde et nos collaborateurs le vivent au quotidien avec une vitesse d'exécution qui est parfois effrénée.
SPEAKER_04
[SPEAKER_05] Vous sécurisez des transactions entre agents ?
SPEAKER_04
[SPEAKER_05] [SPEAKER_04] Exactement, mais on emporte les agents sur nos plateformes pour qu'ils puissent permettre la transaction et s'assurer également de faire la gestion de toute la fraude. Donc finalement, aujourd'hui, tu as plus simplement « know your customer », KYC, mais tu as « know your agent » puisque tu as besoin finalement de lui donner une procuration pour qu'il puisse exécuter jusqu'au paiement en ton nom et ça, finalement, dans une définition d'un contrat smart qui lui permet de dire « là, je peux acheter, là, je ne peux pas acheter, là, je peux aller dépenser 250 euros pour ta paire de baskets ou pas » que tu auras retrouvé sur ton LLM ou que ton fils aura décidé d'acheter pour toi. Donc oui, c'est comment on crée cette infrastructure qui permet de faire ça. Ce que j'aimerais voir, c'est finalement pour vous, si vous projetez dans les 5-10 prochaines années, qu'est-ce qu'on peut souhaiter au groupe Le Monde ? Qu'est-ce qu'on peut souhaiter à Accor ? Qu'est-ce qu'on peut souhaiter à Génération Do It Yourself et à notre écosystème finalement qui nous permettent de tirer parti le mieux possible de toutes ces évolutions, de toutes ces opportunités dont on a pu échanger lors de ce déjeuner ?
SPEAKER_04
[SPEAKER_05] [SPEAKER_00] On en a parlé tout à l'heure, mais ce qu'on se voit au monde, si on a deux supports distincts, c'est qu'il y aura, moi, je pense que dans 10 ou 15 ans, il y aura encore du papier, mais ce sera, comme on le dit, beaucoup plus minoritaire sur des populations effectivement plus âgées, mais qui permettent de conserver aussi un lien avec le papier, donc ce qu'on disait tout à l'heure, plutôt démocratique. Nous, on s'était fixé à un chiffre d'un million d'abonnés, tout confondu, bien évidemment, l'IA va nous y aider, voilà. Après, il y a aussi le fait de pouvoir aller à l'étranger, le fait de continuer, on n'a pas beaucoup parlé, mais le fait de continuer à enrichir nos contenus, on a aujourd'hui une rédaction qui a doublé en 10 ans, c'est le fait aussi de proposer beaucoup de contenus et très différents, qui fait que les gens, en fait, aujourd'hui, s'abonnent. Après, il faudra peut-être réfléchir à de nouvelles verticales, de nouveaux services, ce qu'on voit beaucoup entre Atlantique, qui feront que demain, on ira encore plus loin, mais j'ai confiance, en tout cas, dans le monde là-dessus, pour proposer quelque chose de très authentique et produit par une rédaction.
SPEAKER_04
[SPEAKER_05] [SPEAKER_01] Je dirais que c'est en deux points. Pour nous, c'est vraiment de se dire comment on accompagne, finalement, des propriétaires hôteliers, des équipes, parce que c'est quand même vraiment notre premier client. [SPEAKER_05] [SPEAKER_01] Je dirais que c'est en deux points. Pour nous, c'est vraiment de se dire comment on accompagne, finalement, des propriétaires hôteliers, des équipes, parce que c'est quand même vraiment notre premier client, [SPEAKER_05] [SPEAKER_00] On ira encore plus loin, mais j'ai confiance en tout cas, dans le monde là-dessus, pour proposer quelque chose de très authentique et produit par une rédaction.
SPEAKER_04
[SPEAKER_05] [SPEAKER_01] Je dirais que c'est en deux points. Pour nous, c'est vraiment de se dire comment on accompagne, finalement, des propriétaires hôteliers, des équipes, parce que c'est quand même vraiment notre premier client, qui font ce choix de continuer, d'ouvrir des établissements pour faire tourner le tourisme, le voyage. On est quand même dans des lieux où on réunit des personnes, des restaurants, etc. Donc, c'est le lieu où finalement, les personnes se rencontrent en individuel, en business, en loisirs, etc. Donc, comment finalement, on leur donne tous les moyens pour pouvoir gérer ça au mieux, avec toutes les contraintes qu'on connaît aujourd'hui, d'écologie, de reconnaissance des personnes, etc., et en donnant la meilleure expérience sur le terrain possible et en étant, justement, c'est le deuxième point, très en amont, c'est-à-dire, pour le client, lui donner finalement toutes les possibilités et le mentionner le plus simplement possible, je veux aller faire un voyage là et j'ai envie de soleil de telle date à telle date, en fait, finalement, comment à Cor, on est là pour recueillir ce besoin dès le début et les amener finalement dans tous nos hôtels à Cor pour les amener à vivre cette expérience le mieux possible et la plus, parce qu'on n'a même pas arrivé tout au bout, personnalisée possible.
SPEAKER_04
[SPEAKER_05] En deux mots, c'est moins d'outils. En fait, on s'est auto-convaincus que nos jobs, c'était potentiellement des interfaces, mais aussi du Word, du Excel, du PowerPoint, des mails. Les gens passent nos journées, quand on y réfléchit, on passe nos journées à faire des mails. Je veux dire, mais c'est quand même fou. Il y a 20 ans, 30 ans, 40 ans, les gens, ils ne faisaient pas des fax ou des courriers au bureau toute la journée, ils produisaient vraiment du vrai travail. Et donc, on s'est perdus. Moi, je pense qu'on s'est perdus. Et moi, j'aimerais que, ce que je souhaite à 5 ans ou 10 ans, c'est qu'on revienne à plus d'humains, en fait. Moi, plus d'organique toutes ces choses-là, ces bullshit jobs qu'on fait tous partiellement ou entièrement, plus de relations, plus de journalistes, plus de choses comme ça. Pour moi, c'est vraiment, je veux croire en un monde où on va revenir sur quelque chose de réel et où l'IA va automatiser toutes ces choses qui ne servent à rien. Et ça, moi, j'y crois assez fort. En tout cas, c'est là où j'ai envie d'aller.
SPEAKER_04
[SPEAKER_05] [SPEAKER_03] Quand on arrive à la fin de ce déjeuner. Merci. C'était très bon. Merci. Merci. Je ne l'ai pas dit. C'est délicieux de A à Z. Merci. Excellent. Merci. [SPEAKER_05] Merci pour votre partage, l'expérience et vos retours sur le monde qui nous attend. Merci. [SPEAKER_05] Je n'endors plus la nuit, [SPEAKER_05] mais littéralement, [SPEAKER_05] hier,
SPEAKER_01
[SPEAKER_05] de minuit à une heure, [SPEAKER_05] je ne dormais plus, [SPEAKER_05] parce que jusqu'à minuit, [SPEAKER_05] j'étais sur mon open cloud [SPEAKER_05] dans mon Mac Mini [SPEAKER_05] qui est arrivé hier, [SPEAKER_05] et que ça me pète le cerveau. [SPEAKER_05] Et ça va tout changer. [SPEAKER_05] Et donc, [SPEAKER_05] il y a un moment, [SPEAKER_05] cette lucidité, [SPEAKER_05] il faut être curieux, [SPEAKER_05] il faut la voir, [SPEAKER_05] et arrêter de se dire [SPEAKER_05] que tout ça, [SPEAKER_05] c'est juste un petit effet de bord. [SPEAKER_05] Et donc, [SPEAKER_05] là-dessus, [SPEAKER_05] c'est une lucidité,
SPEAKER_05
puis derrière, l'expérience, le courage, l'obsession, et puis en avance.
SPEAKER_01
[SPEAKER_00] Pour le coup, [SPEAKER_00] c'est la même réflexion [SPEAKER_00] qu'a eu Louis Dreyfus [SPEAKER_00] qui est notre patron sur l'IA. [SPEAKER_00] C'est en fait, [SPEAKER_00] ce qu'on constate, [SPEAKER_00] c'est qu'il y a eu potentiellement [SPEAKER_00] une peur d'agir face à l'IA, [SPEAKER_00] et tout le monde se regardait un petit peu. [SPEAKER_00] Et là où le monde a osé, [SPEAKER_00] et c'est ce qu'on a fait aussi [SPEAKER_00] par le passé, [SPEAKER_00] mais c'est justement [SPEAKER_00] d'aller voir directement [SPEAKER_00] les acteurs de l'IA, [SPEAKER_00] ce qu'a fait notre patron [SPEAKER_00] qui a levé la main, [SPEAKER_00] qui a dit,
SPEAKER_01
[SPEAKER_00] écoutez, [SPEAKER_00] moi j'ai une problématique [SPEAKER_00] parce que vous parlez [SPEAKER_00] de votre outil, [SPEAKER_00] mais nous comment on fait [SPEAKER_00] puisque vous utilisez nos outils ? [SPEAKER_00] Et derrière, [SPEAKER_00] ce que tu disais Mathieu, [SPEAKER_00] en termes de rapidité, [SPEAKER_00] à partir du moment [SPEAKER_00] où il a rencontré Sam Altman, [SPEAKER_00] le patron, [SPEAKER_00] en trois mois, [SPEAKER_00] on avait un premier deal [SPEAKER_00] sur l'IA. [SPEAKER_00] Après, [SPEAKER_00] une fois que le premier était fait, [SPEAKER_00] il y en avait un deuxième [SPEAKER_00] qui s'est enchaîné [SPEAKER_00] avec Perplexity,
SPEAKER_01
[SPEAKER_00] qui est un peu différent, [SPEAKER_00] et ensuite avec Meta. [SPEAKER_00] Mais ça, [SPEAKER_00] aujourd'hui, [SPEAKER_00] on voit, [SPEAKER_00] quand il a posé effectivement [SPEAKER_00] la question à OpenAI, [SPEAKER_00] mais où sont, [SPEAKER_00] est-ce que vous avez des échanges [SPEAKER_00] avec d'autres acteurs ? [SPEAKER_00] Il a dit, [SPEAKER_00] en fait non, [SPEAKER_00] vous êtes les premiers [SPEAKER_00] à nous contacter. [SPEAKER_00] Et là, [SPEAKER_00] à ce stade d'aujourd'hui, [SPEAKER_00] on reste l'un des seuls médias [SPEAKER_00] à avoir signé [SPEAKER_00] avec des acteurs d'IA. Je rebondis en revanche sur quelque chose d'intéressant
SPEAKER_01
et ce qui fait que certaines entreprises prennent plus ce pli, ce pari-là. Je pense qu'il y a deux points que je vois et vraiment [SPEAKER_00] En fait non, vous êtes les premiers à nous contacter. Et là, à ce stade d'aujourd'hui, on reste l'un des seuls médias à avoir signé avec des acteurs d'IA.
SPEAKER_01
Je rebondis en revanche sur quelque chose d'intéressant et ce qui fait que certaines entreprises prennent plus ce pli, ce pari-là. Je pense qu'il y a deux points que je vois et vraiment qui sont assez fondamentaux. C'est le côté international. Pour nous, en tout cas, c'est parce qu'en fait, on ne pourrait pas se permettre d'attendre puisque quand on regarde des hôtels, on en parlait, des hôtels en Asie, un propriétaire d'hôtel chez nous qui est notre client ne peut pas se permettre d'attendre. Il voit l'hôtel qui est en face, qui s'est peut-être déjà doté de tous les meilleurs outils des numériques, de l'IA, etc. C'est impensable de se dire que nous, en tant que grand groupe international, on n'est pas à la hauteur de proposer ces mêmes services. Le deuxième, je le dis parce que j'en suis vraiment assez fière au sein du groupe et c'est ce qui est porté là, c'est l'ADN finalement et chez nous, il y a vraiment un mot où en interne, on s'appelle des heartists. Alors, il y a beaucoup d'anglais, forcément, il faut que ça parte à tout le monde, mais des heartists et vraiment, ça démarre par pioneering the art of hospitality donc il faut qu'on soit pionnier de ça et je pense qu'il y a quand même une valeur un peu partagée. On a lancé il n'y a pas longtemps effectivement, en plus l'application sur OpenAI, Accor, etc. C'est-à-dire qu'en fait, il faut essayer et qu'il n'y a pas vraiment de peur à avoir là-dessus et qu'en fait, il faut essayer d'apprendre de ses erreurs. Et vous êtes content? En tout cas, ça a le mérite d'y être et nous permettre d'apprendre. Je ne vais pas dire que demain, ça a remplacé justement l'intégralité des plateformes, ça serait trop beau de vous dire qu'on a rempli tous les hôtels là-dessus mais en tout cas, on y est, on voit, on commence et le plus important aussi et ça, c'est ce qu'on partage et je ne sais pas ce qui ressort aussi des interviews mais on a aussi un PDG il l'a dit là mais il voyage 300 jours par an et nous-mêmes, on a des relais partout dans le monde donc de sentir le terrain que ça soit en physique, en réel ou à travers le numérique en étant présent à chaque fois sur les nouveaux terrains de jeu qui s'ouvrent c'est ce qui permet de voir finalement comment le client perd, comment on est là, comment on sent ça et pas avoir cette interface qui nous raconte comment ça se passe.
SPEAKER_01
[SPEAKER_03] Alors moi, ça va me simplifier la vie c'est sûr mais du côté de l'entreprise, comment est-ce qu'elle me fidélise? Si l'algorithme choisit au final un meilleur prix, une meilleure qualité sur la notation de l'hôtel, comment est-ce qu'on garde ce lien avec le client qui finalement est important dans la croissance? L'expérience justement. [SPEAKER_03] Alors,
SPEAKER_01
il y a l'expérience funnelle mais même avant. Il y a parce qu'on vous connaît mieux, parce qu'on garde un historique de séjour, bien sûr, quand c'est accepté, etc. On sait, je le redis, ce qui a été apprécié, moins apprécié, etc. Beaucoup pour certaines marques on sait si justement certains hôtels peuvent être plus proches que d'autres avec des affinités de marques. Bon, et après, il y a la récompense de la fidélité aussi. Ce n'est quand même pas neutre de se dire que justement il y a un certain nombre d'avantages, y compris de prix, etc. dans ces moments-là. Mais plus spécifiquement
SPEAKER_01
On sait si justement certains hôtels peuvent être plus proches que d'autres avec des affinités de marques. Et après, il y a la récompense de la fidélité aussi. Ce n'est quand même pas neutre de se dire que justement il y a un certain nombre d'avantages, y compris de prix, etc., dans ces moments-là. Mais plus spécifiquement justement sur comment on reconnaît une plateforme même quand elle semble transparente, justement, et je pense que dans les médias, dans plein d'industries, ça va être ça, c'est comment on travaille une image de marque différemment. Un timbre de voix, un tone of voice, on ne sait pas bien quelle qualité ça a. Je pense encore plus pour quelqu'un qui interviewe, on reconnaît, on te reconnaît à l'oreille, on sait qui interviewe et pas besoin de voir. Donc, c'est de se dire justement quels sont les standards, quels sont les mots utilisés. Je pense que demain, on n'aura peut-être pas forcément la même assistance pour un ibis, un fermont, on n'aura peut-être pas, on n'a pas vocation justement à uniformiser et à pouvoir se dire qu'on garde l'identité de marque, quelle que soit justement la plateforme par laquelle on passe. Ça, c'est vraiment très important pour nous.
SPEAKER_01
[SPEAKER_04] Ce que je trouve intéressant dans ce que tu dis, c'est que quelque part, on a optimisé nos sites web, nos applications pour les humains. Donc, l'expérience utilisateur, l'UX, il était pour les humains. Ça, c'est ce qu'a porté le digital. C'était tout le front-end qu'on avait. On a essayé au moins. On a au moins essayé plus ou moins bien selon les cas. Là, aujourd'hui, finalement, ce qui reprend le dessus, c'est comment se faire reconnaître par les agents, donc par les LLM. C'est plutôt le back-end qui va être important. C'est-à-dire, en fait, c'est la qualité de ta donnée, comment t'es représenté. C'est ce que je voulais dire par là.
SPEAKER_01
[SPEAKER_05] C'est que moi, si l'interface disparaît, mais en fait, l'interface n'a pas de l'air. Enfin, non, mais je veux dire le moins d'interface, le mieux, quelque part. Enfin, tu vois, moi, je préfère que ce soit au plus proche justement de l'humain. Alors, je pense que dans un quotidien comme le monde, c'est quand même quelque chose et ça pose... que tu ouvres ici, elle est tellement profonde de savoir est-ce que tu vas avoir une interface où tu veux aller sur le monde parce que vous vous êtes... C'est une prescription. Oui, mais c'est votre quotidien d'hier, ça, c'est le quotidien d'aujourd'hui, bien sûr. C'est le truc des jeunes d'aujourd'hui seront les vieux de demain et en fait, là, vous allez probablement défendre l'application à vouloir dire mais non, mais on veut notre application, on veut proposer notre journal, notre truc en 5000 signes et en machin alors que l'utilisateur, potentiellement, il veut un résumé en bullet points, exactement comme il le veut.
SPEAKER_01
[SPEAKER_04] Ou une transformation en vidéo.
SPEAKER_01
[SPEAKER_00] Comme on disait tout à l'heure, il veut de la vidéo. Exactement. Et ça, vous allez le faire ? Ah bah, déjà, on est en train de le faire. Là, on est en train de tester une nouvelle application, une nouvelle version de notre home qui a beaucoup plus de vidéos et que d'audios parce qu'on s'adapte aussi aux usages. On va intégrer progressivement la personnalisation. Ça, déjà, les médias anglo-saxons l'ont déjà fait depuis très longtemps et bien évidemment, à terme, l'idée... Alors, au monde, on se dit que c'est très important de garder une prescription éditoriale. Les gens viennent aussi pour ça. Ils viennent pour se dire OK, je viens parce que le monde m'a dit
SPEAKER_04
[SPEAKER_00] On va intégrer progressivement la personnalisation. Ça, déjà, les médias anglo-saxons l'ont déjà fait depuis très longtemps et bien évidemment, à terme, l'idée... Alors, au monde, on se dit que c'est très important de garder une prescription éditoriale. Les gens viennent aussi pour ça. Ils viennent pour se dire OK, je viens parce que le monde m'a dit qu'il fallait lire ça. Mais bien évidemment, il va falloir ajouter un dosage bien fait de personnalisation. On le fait déjà beaucoup plus sur des interfaces qui ne sont pas directement éditoriales, mais plutôt la recommandation de papier, la recommandation de contenu à lire ensuite, qu'on a énormément optimisé et qui se base plutôt sur des lectures qui ont été faites par des abonnés après avoir lu un article. Vous avez encore beaucoup de médias aujourd'hui qui proposent lire des articles d'une même rubrique. Ça n'intéresse personne, en fait. Ce que veulent voir les gens, c'est les actualités du jour même, mais qui n'ont peut-être rien à voir, qui n'ont rien à voir avec la rubrique, mais qui sont un autre sujet dont ils ont vraiment envie d'entendre parler.
SPEAKER_04
Comment vous voyez, finalement, l'évolution pour être sûr que cette marque de confiance que vous avez créée avec vos clients, elle est maintenue?
SPEAKER_04
[SPEAKER_00] Il ne faut pas en trouver que le risque. Justement, ce qui est intéressant depuis qu'on apparaît beaucoup plus, on apparaît dans le chat GPT, c'est qu'on s'est rendu compte qu'un article, quand la marque Le Monde est citée dans le chat GPT, ça convertit 20 fois plus qu'un article sur Meta et 50 fois plus qu'un article sur Discover, voilà, sur Google. Donc, c'est hyper intéressant pour nous de se dire qu'on apparaît aussi dans une nouvelle plateforme. Après, bien évidemment, l'objectif, c'est de pouvoir faire revenir que les gens nous découvrent par d'autres moyens. Il ne faut pas se leurrer. Il s'est formé sur les réseaux sociaux. Ça fait très longtemps qu'on a investi sur les réseaux sociaux avec notre ton, le ton du monde, mais en adaptant les codes des plateformes. C'est ce qui fait aussi le succès aujourd'hui. Avant, on avait du mal à démontrer qu'un lecteur qui venait sur les réseaux sociaux s'abonnait au monde. Ça, aujourd'hui, on a réussi, via des études, à le montrer. Il y a beaucoup de lecteurs qui nous ont dit que je vous connais parce que j'ai vu des vidéos de vous sur les réseaux sociaux.
SPEAKER_04
[SPEAKER_03] On parle de transformation. Là, on est resté dans le scope France, Europe. Mathieu, toi, tu reviens de Chine. Tu étais sur le terrain à Shenzhen. Qu'est-ce qui t'a le plus frappé dans, finalement, cette capacité qu'ils ont d'exécuter parfois plus vite que nous?
SPEAKER_04
[SPEAKER_05] C'est un peu ce qu'on disait tout à l'heure. C'est qu'ils n'ont pas peur. Déjà, ils n'ont pas peur. Ils sont vraiment dans un mode arène, on essaye. Ce matin, j'avais encore cet exemple d'une jeune boîte dans laquelle j'ai investi il n'y a pas si longtemps. Il me disait qu'on allait voir des clients potentiels. Ils nous disaient qu'on est trop jeunes. Ils sont incroyables. Ils ont 26, 27 ans. Ils sont incroyables. C'est une fintech qui propose de l'investissement, une plateforme d'investissement. Et en fait, plutôt dans l'immobilier, ils avaient un gros projet immobilier à 10, 15 millions d'euros et ils parlaient avec un conseiller en gestion de patrimoine assez gros pour faire investir les personnes qui sont chez lui. Eux, ils sont régulés à AMF. Moi, j'ai investi chez eux.
SPEAKER_04
[SPEAKER_05] une plateforme d'investissement. [SPEAKER_05] Et en fait, plutôt dans l'immobilier, ils avaient un gros projet immobilier à 10, 15 millions d'euros et ils parlaient avec un conseiller en gestion de patrimoine assez gros pour faire investir les personnes qui sont chez lui. [SPEAKER_05] Eux, ils sont régulés à MF. [SPEAKER_05] Moi, j'ai investi chez eux il y a un an et demi. C'est un truc sérieux quand même. [SPEAKER_05] Mais le conseiller en gestion de patrimoine ne veut pas y aller parce qu'il ne fait que des gros Black Rock, des gros Américains ou quelques Français, etc.
SPEAKER_04
[SPEAKER_05] Et les Américains ont un peu ça mais les Chinois, complètement, ils donnent la confiance aux jeunes. [SPEAKER_05] Ils vont très vite.
SPEAKER_05
Quand un produit est prêt à 70-80%, on peut le mettre sur le marché, ils ont vraiment une culture là-dessus qui était la culture de Meta pendant longtemps, Go Fast, Break Things, mais était vraiment là-dessus et un scale mais qui est fou. Ils sont quand même 1,4 milliard et donc partout, ça va très vite. Tu vois, on parlait tout à l'heure de la pollution là-bas. Est-ce que c'est vrai ? Est-ce que c'est pas vrai ? Il y a plein de gens quand je reviens qui me disent qu'il faut quand même que tu parles de la pollution.
SPEAKER_05
Tu me dis, quelle pollution ? Va à Shenzhen, va à Shanghai, il n'y a plus... Allez, c'est 20% des véhicules qui sont thermiques, il n'y a plus de bruit. C'est vraiment sidérant. Et donc, il y en a encore plein, évidemment. Il y a encore des grosses zones industrielles mais c'est ceux qui donnent... C'est le métronome de la Terre, de tous les pays du monde sur la décarbonisation. Je confirme. [SPEAKER_01] Nous, ce sont parmi les plus avancés en termes, justement, d'hospitalité, d'hôtellerie un peu plus verte, un peu plus éco-responsable, très clairement.
SPEAKER_05
Et ils sont, de toute façon, contraints parce qu'ils n'ont pas de pétrole, ils sont contraints parce qu'ils ont une population qui vieillit à une vitesse folle, ils sont contraints par plein de choses. Donc, la robotisation, la dépollution, la décarbonisation, toutes ces choses-là, de toute façon, même s'ils avaient le choix de le faire ou de ne pas le faire, de toute façon, là, ils ne l'ont pas. Donc, ce n'est pas comme les Américains avec leur pétrole, enfin, leur gaz de schiste, ce n'est pas comme... Eux, ils sont vraiment dans une dynamique très, très différente et ça va très vite. Et moi, j'ai trouvé ça très inspirant.
SPEAKER_05
Ce qui est marrant, c'est qu'ils ont une approche, nous, c'est pour nous de la copie, mais ils ont une approche à la copie qui est de l'inspiration. Mais quand on en parle vraiment de manière assez profonde avec eux, tu vois, ils te disent, c'est un Français qui me le dit, mais il t'explique la logique là-bas, ils te disent, si tu me prends ma montre et que tu la gardes, tu ne me la rends pas, c'est un vol, c'est ma montre, je ne la reverrai pas. Si tu me prends une idée et que tu l'utilises, moi, je l'ai toujours l'idée, ce n'est pas un vol. Et donc, nous, c'est un truc quand même assez...
SPEAKER_05
Alors ça, on est très commun dans l'Occident, très légal, l'IP, les Américains sont très à cheval là-dessus, les brevets, etc. Enfin, à cheval, quand ça les arrange potentiellement. Mais encore une autre histoire. Et donc, nous, on a perdu un peu cette culture-là. Mais quelque part, moi, je trouve que le monde
SPEAKER_05
on est très commun dans l'Occident, très légal, l'IP, les Américains sont très à cheval là-dessus, les brevets, etc. Enfin, à cheval, quand ça les arrange potentiellement. Mais encore une autre histoire. Et donc, nous, on a perdu un peu cette culture-là. Mais quelque part, moi, je trouve que le monde doit aller plus vite. Il y a tellement de changements nécessaires en ce moment que je peux comprendre un peu cette approche. Alors nous, on s'en offusque parce que quand tu vois l'industrie qui est partie complètement là-bas, on s'est tout fait siphonner. Et ce qui est marrant dans ce docu qu'on l'a fait, c'est qu'on s'est fait siphonner et les Allemands, ils se rendent compte maintenant sur l'automobile. Mais en fait, on s'est largement fait dépasser. Et donc, on n'est plus bien au-delà de la copie. C'est ça qui est intéressant.
SPEAKER_05
[SPEAKER_00] Et que tu pensais par rapport à quoi ? Parce que pareil, on n'a pas réussi à réagir, on n'a pas su réagir. Dans quel domaine, tu veux dire ?
SPEAKER_04
[SPEAKER_00] Comment on s'est laissé dépasser, en fait ?
SPEAKER_04
[SPEAKER_05] Déjà, on est arrivé là-bas. Ils nous ont dit si tu veux vendre des voitures chez nous, il y a quelques petites conditions. Déjà, ça va être une joint-venture. Nous, on a 51%, toi, t'as 49%. En plus, toutes les technologies, on va les transférer chez nous. Et puis évidemment, c'est fait en local. Ça va être fait chez nous. Nous, qu'est-ce qu'on fait en ce moment ? On va prendre des Xpeng, des BYD. Elles sont fabriquées où ? Elles sont fabriquées où, ces voitures ? Elles ne sont pas fabriquées. Alors, il commence à y avoir des choses en Hongrie, etc. Mais on tolère qu'il y ait des fabriques là-bas. Alors qu'on ne sait plus faire ces voitures, on ne sait pas faire des voitures aussi bien. Il faut les essayer. Dire, elles sont beaucoup mieux que les autres. Les nôtres. Moi, ça fait 5 ans que je suis en train de me dire je vais changer de voiture. Et en fait, je me dis, mais je ne vais pas m'acheter une BM ou une Porsche à je ne sais pas combien pour que dans 3 ans, elles ne valent rien parce que c'est le cas. Parce que leur véhicule écrit, qu'essayer les Xpeng, c'est le futur. Et ça charge super vite et ça dure plus longtemps. Ils nous ont battus partout. Donc, ils ne sont plus dans la copie. Ils ont déjà tout dépassé. Et nous, on tolère ça. Moi, ça me tend parce qu'à un moment, il faut juste dire non, stop. Et les Chinois même, j'en ai eu plusieurs. Si vous écoutez Ming Pokai qui est passé sur Génération Iturself en novembre, il me dit mais nous, on ne comprend pas en fait. Vous êtes là en train de vous laisser. On vous a siphonné pendant 20 ans. Là, on est en train de vous inonder votre marché avec nos produits. Et à la fin, en plus, qu'est-ce qui va se passer ? C'est que vous n'aurez plus de force, plus de travail, vous n'aurez plus d'argent. Et puis, vous ne pourrez même plus acheter nos produits. Donc, ce n'est pas vraiment dans notre intérêt.
SPEAKER_04
Moi, je suis curieux de voir finalement comment ce scale et cette vélocité finalement qu'on peut regarder côté Chine, comment on l'exploite au sein de Le Monde et au sein d'Accor. [SPEAKER_01] Avant même de parler de l'IA, etc., c'est de se dire comment on transforme la technologie. Moi, j'ai eu la chance d'avoir dans mon équipe ces sujets vraiment de ce qu'on appelle de TPE. Ce qui permet
SPEAKER_05
[SPEAKER_04] qu'on peut regarder [SPEAKER_04] côté Chine, [SPEAKER_04] comment on l'exploite [SPEAKER_04] au sein de Le Monde [SPEAKER_04] et au sein d'Accor. [SPEAKER_01] Avant même [SPEAKER_01] de parler de l'IA, [SPEAKER_01] c'est de se dire [SPEAKER_01] comment on transforme [SPEAKER_01] la technologie. [SPEAKER_01] Moi, [SPEAKER_01] j'ai eu la chance [SPEAKER_01] d'avoir dans mon équipe [SPEAKER_01] ces sujets [SPEAKER_01] vraiment de ce qu'on appelle [SPEAKER_01] de TPE. [SPEAKER_01] Ce qui permet [SPEAKER_01] de venir payer, [SPEAKER_01] d'insérer la carte de crédit. [SPEAKER_01] Demain, [SPEAKER_01] est-ce que ça existera toujours, [SPEAKER_01] c'est une question.
SPEAKER_05
[SPEAKER_01] Mais on est quand même [SPEAKER_01] sur des sujets, [SPEAKER_01] on en parlait, [SPEAKER_01] de vérification des identités [SPEAKER_01] chez nous. [SPEAKER_01] Donc, [SPEAKER_01] on a des sujets, [SPEAKER_01] par exemple, [SPEAKER_01] ce qu'on appelle [SPEAKER_01] de passeport scan. [SPEAKER_01] Donc, [SPEAKER_01] comment on s'assure [SPEAKER_01] qu'une personne [SPEAKER_01] qui arrive dans un hôtel [SPEAKER_01] est bien celle [SPEAKER_01] qui a été déclarée. [SPEAKER_01] Donc, [SPEAKER_01] on a vraiment [SPEAKER_01] des outils physiques. [SPEAKER_01] Un des sujets [SPEAKER_01] les plus importants [SPEAKER_01] chez nous aussi, [SPEAKER_01] par exemple,
SPEAKER_05
[SPEAKER_01] c'est la qualité du Wi-Fi. [SPEAKER_01] Parce qu'on se parle [SPEAKER_01] de numérique, [SPEAKER_01] mais si on n'a pas [SPEAKER_01] le bon élément, [SPEAKER_01] la bonne qualité de réseau [SPEAKER_01] qui permet que tout ça [SPEAKER_01] fonctionne bien. [SPEAKER_01] Donc, [SPEAKER_01] on en est, [SPEAKER_01] avant même de l'IA, [SPEAKER_01] sur finalement, [SPEAKER_01] quels sont les bons standards [SPEAKER_01] qu'on développe [SPEAKER_01] dans chacun de nos hôtels. [SPEAKER_01] Ça, [SPEAKER_01] déjà, [SPEAKER_01] c'est une entreprise [SPEAKER_01] énorme [SPEAKER_01] que de se dire [SPEAKER_01] qu'est-ce qu'on applique [SPEAKER_01] et qui est un équilibre
SPEAKER_05
[SPEAKER_01] juste [SPEAKER_01] entre [SPEAKER_01] l'écosystème [SPEAKER_01] qu'on a au global [SPEAKER_01] qui permet de s'assurer [SPEAKER_01] qu'on a le même socle technique [SPEAKER_01] sur lequel on puisse [SPEAKER_01] tous travailler [SPEAKER_01] et quand même [SPEAKER_01] une adaptation locale. [SPEAKER_01] Donc ça, [SPEAKER_01] c'est toujours notre enjeu [SPEAKER_01] chez nous [SPEAKER_01] et de se dire [SPEAKER_01] comment on est au plus près [SPEAKER_01] des usages [SPEAKER_01] et de ce qui se fait bien [SPEAKER_01] et de ce qui est plus [SPEAKER_01] efficace finalement au local. [SPEAKER_01] Et comment, [SPEAKER_01] aussi,
SPEAKER_05
[SPEAKER_01] il y a un travail de back-office [SPEAKER_01] qui est énorme. [SPEAKER_01] Comment on allège [SPEAKER_01] ce que plus de 50% [SPEAKER_01] des tâches aujourd'hui [SPEAKER_01] de personnel dans les hôtels, [SPEAKER_01] c'est la facturation, [SPEAKER_01] la réconciliation des chambres, [SPEAKER_01] les attributions de chambres. Ce qu'on aime. [SPEAKER_01] Ce que l'IA peut très, [SPEAKER_01] très bien faire. [SPEAKER_01] Voilà. [SPEAKER_01] Et comment, [SPEAKER_01] finalement, [SPEAKER_01] on processe ça [SPEAKER_01] pour que, [SPEAKER_01] et ça j'aime bien le dire, [SPEAKER_01] on fait en sorte [SPEAKER_01] que les personnes qui sont là,
SPEAKER_05
[SPEAKER_01] elles s'occupent [SPEAKER_01] d'accueillir les autres personnes. Moi, je vais quand même dire à l'hôtel Indico,
SPEAKER_03
[SPEAKER_05] à Shenzhen, [SPEAKER_05] alors qu'il n'est pas chez vous, [SPEAKER_05] mais c'est quand même drôle. [SPEAKER_01] et c'était justement [SPEAKER_01] cet hôtel-là, oui. [SPEAKER_05] Ah, tu le connais ? [SPEAKER_01] En tout cas,
SPEAKER_05
[SPEAKER_01] on l'a vu, [SPEAKER_01] je n'ai pas eu la chance [SPEAKER_01] d'y aller, mais oui. Et tu débarques là-bas, tu commandes un room service. Alors, je le savais, donc moi, je ne commande pas souvent des room services, mais là, il fallait que je... Comme par hasard, j'avais besoin d'une canette de coca. Et en fait, tu as un robot qui arrive
SPEAKER_00
[SPEAKER_05] et qui te livre,
SPEAKER_05
qui sonne, et qui te livre. Alors, ça sonne sur ton téléphone et il descend, il ouvre le truc et il repart, il te fait un message. En plus, ils ont fait des messages hyper sympas. Alors, ce qui est drôle, c'est que moi, je ne comprenais rien à ce qu'ils me disaient. Et donc, sur mon Insta, tout le monde m'a traduit. Vous êtes une personne merveilleuse, merci pour machin, etc. [SPEAKER_04] C'était un petit... Une petite voix, il était décoré, etc. Mais donc, ils arrivent à en faire un truc mignon et sympa. Donc, c'est intéressant. À la fois, je pense que ce n'est pas forcément là-dessus que tu attendras le... Parce que c'est plutôt sympa. Mais ça dépend.
SPEAKER_05
Ça dépend des hôtels, ça dépend des choses comme ça. Mais sinon, dans les hôtels, tu aimes aussi justement Il était décoré, etc. Mais donc, ils arrivent à en faire un truc mignon et sympa. Donc, c'est intéressant. À la fois, je pense que ce n'est pas forcément là-dessus que tu attendras le... Parce que c'est plutôt sympa. Mais ça dépend. Ça dépend des hôtels, ça dépend des choses comme ça. Mais sinon, dans les hôtels, tu aimes aussi justement la chaleur humaine plutôt que les gens passent leur vie à faire des factures. Bon, je préfère avoir des gens qui sont là, qui t'accueillent, qui te serrent la main, qui...
SPEAKER_05
[SPEAKER_01] En revanche, ce qui est intéressant, c'est tout ce qu'on ne voit pas et qui n'est pas de lire. Et robotique, c'est encore différent. En fait, pour que ce petit robot puisse aller donner sa boisson, ce repas, ça veut dire que tout a été pensé dès le début dans l'hôtel. Et ça, on le voit. Ça veut dire qu'en fait, le robot et les couloirs sont calibrés. Ça veut dire que l'ascenseur a été pensé pour détecter le bon robot quand il passe, que les portes s'ouvrent. Que souvent, parce que le robot, s'il a hauteur, etc., ne peut pas appuyer sur les boutons, que ça soit automatique, que le plateau est bien figé, qu'il peut prendre ça... En fait, ça veut dire que tout est pensé dès le départ. Demain, il y a plein de choses et même l'IA pourrait être très précieuse, justement, dans la gestion d'écologie, etc. On avait mis en place, nous, un système de gestion anticipée des buffets. L'IA, ce n'est pas toujours que, effectivement, tout ce qui est conversationnel, etc., mais de se dire comment on peut réduire, finalement, le gaspillage alimentaire à travers des calculs. Alors, on n'est pas tout à fait sur de la pure IA, mais je veux dire, quand même, avec ces anticipations-là.
SPEAKER_05
[SPEAKER_03] On parle beaucoup d'IA, mais ce qui va être aussi important, c'est comment, au sein de l'entreprise, que ce soit Le Monde, que ce soit Accor, même au sein du podcast The It Yourself, comment on fait en sorte que ces employés, ces forces vives, s'habituent, s'acclimatent à tous ces nouveaux outils et qu'est-ce qui va faire la réussite de la transformation in fine? Moi, c'est plus simple parce qu'on est moins et du coup, je ne recrute que des gens qui sont à donf là-dedans et je n'ai pas... [SPEAKER_03] Qui ne dorment pas la nuit
SPEAKER_05
Comme ça sur l'autre. Je t'assure, ce qui est marrant, c'est qu'il y en a une bonne partie qui est meilleure que moi là-dessus et pour le coup, je suis vraiment assez obsédé et qui me sortent des trucs incroyables. Et donc, on en parlait ce matin, mais ma boîte, notre workflow, notre manière de travailler n'a plus rien à voir aujourd'hui avec il y a trois mois, mais plus rien à voir. Et ça n'avait rien à voir d'il y a trois mois avec trois mois avant. Tout ça, en ce moment, change tellement vite que... Enfin, voilà. Et donc, on est obligé de s'accrocher à ça. Nous, en fait, on produit, on produit beaucoup et de plus en plus, on va avoir des workflows du... En gros, nous, tout l'humain, très très humain, c'est jusqu'à la commande de l'invité... Pardon, j'ai la recherche de l'invité. Donc, comment... Voilà. Une fois qu'on a choisi un invité qu'on a mis dans l'agenda, derrière, se déroule tout un processus d'IA qui s'arrête complètement au moment de l'enregistrement. Donc, tout l'enregistrement est totalement organique, il n'y a pas d'IA du tout dedans. Et après, il reprend jusqu'à la livraison finale du produit. Et derrière,
SPEAKER_05
qu'on a mis dans l'agenda, derrière, se déroule tout un processus d'IA qui s'arrête complètement au moment de l'enregistrement. Donc, tout l'enregistrement est totalement organique, il n'y a pas d'IA du tout dedans. Et après, il reprend jusqu'à la livraison finale du produit. Et derrière, ça va de... Donc, le speech-to-texte avec ce qu'on appelle la diarisation, reconnaître si c'est moi qui parle ou si c'est mon invité, reconnaître si le Serge dont on parle est le même Serge dont on parlait deux minutes avant ou si c'est encore un autre Serge, reconnaître... voilà. Tout ça pour être capable de tout contextualiser, de créer des productions, des shorts automatiques
SPEAKER_05
pour les réseaux sociaux, de créer des recherches dans tous les épisodes passés sur toutes les fois ou toutes les occurrences qu'on a parlé de ça, etc., d'être capable de créer un mash-up de tous les conseils sur les paiements de tous nos entrepreneurs, de tous les plus beaux fails de Génération des Tourself et d'aller les chercher, etc., etc. Et donc, tout ça n'a plus rien à voir. [SPEAKER_00] Ce qui est très différent [SPEAKER_00] pour le monde, [SPEAKER_00] ça n'est là, [SPEAKER_00] on est sur des structures [SPEAKER_00] qui n'ont rien à voir [SPEAKER_00] et par exemple, [SPEAKER_00] nous, l'IA, [SPEAKER_00] ça nous a servi [SPEAKER_00] à faire une expansion
SPEAKER_05
[SPEAKER_00] de marché. [SPEAKER_00] Pendant des années, [SPEAKER_00] on a voulu se lancer [SPEAKER_00] à l'international. [SPEAKER_00] Le jour où l'IA était prête, [SPEAKER_00] pour nous, [SPEAKER_00] ça a été une formidable opportunité [SPEAKER_00] de se dire, [SPEAKER_00] alors sans qu'elle soit générative, [SPEAKER_00] mais là,
SPEAKER_00
c'est qu'elle puisse traduire tout simplement et qu'on puisse se dire qu'elle nous permet de traduire un socle de contenu qui est important, c'est plus de 100 contenus par jour, avec toujours, ce qui est hyper important, excusez-moi Mathieu, c'est une relecture derrière, c'est-à-dire qu'il y a la caution de nos journalistes, donc relecture et écriture si besoin. Et aujourd'hui, on voit qu'il y a des marchés qui sont particulièrement gros mais intéressés, comme les États-Unis. [SPEAKER_05] Tu vas te dire [SPEAKER_05] que je t'en veux, [SPEAKER_05] mais c'est juste [SPEAKER_05] que c'est un secteur [SPEAKER_05] que je connais mieux, [SPEAKER_05] il faut que tu ailles.
SPEAKER_00
[SPEAKER_05] Mais question qui tue, [SPEAKER_05] quand même, [SPEAKER_05] j'ai besoin de savoir, [SPEAKER_05] avez-vous encore [SPEAKER_05] des correcteurs [SPEAKER_05] d'orthographe humains? Oui, on a encore une équipe de... Bien sûr, ils sont très importants. [SPEAKER_05] OK. Mais oui, bien sûr. C'est la politique. Non, mais l'IA, encore des erreurs. [SPEAKER_05] Ils sont très syndiqués, [SPEAKER_05] c'est juste ça. [SPEAKER_05] Non, mais c'est vrai. [SPEAKER_05] Il faut le laisser, [SPEAKER_05] ça, absolument. [SPEAKER_05] Non, mais c'est vrai. Pour le monde, c'est... Moi, je pense qu'aujourd'hui, bien sûr que l'IA apporte déjà beaucoup de solutions là-dessus.
SPEAKER_00
Tu as encore d'énormes oublis,
SPEAKER_01
[SPEAKER_00] même quand tu corriges [SPEAKER_00] toi-même tes propres textes. [SPEAKER_00] L'IA, [SPEAKER_00] sur la partie orthographique, [SPEAKER_00] et pourtant, [SPEAKER_00] elle passe à côté de... [SPEAKER_05] Les LLM sont moins forts [SPEAKER_05] que tes correcteurs [SPEAKER_00] d'orthographe humains? [SPEAKER_00] Je ne dis pas, [SPEAKER_00] je dis que nous, [SPEAKER_00] on a une exigence [SPEAKER_00] tellement forte sur l'orthographe [SPEAKER_00] aujourd'hui, [SPEAKER_00] qu'aujourd'hui, [SPEAKER_00] c'est une garantie pour nous [SPEAKER_00] d'avoir un rendu [SPEAKER_00] qui est de très grande qualité. [SPEAKER_00] Se fier que sur l'IA,
SPEAKER_01
[SPEAKER_00] ce serait un énorme échec. [SPEAKER_00] Peut-être que dans 10 ans, [SPEAKER_00] ce serait un peu la même chose, [SPEAKER_00] je ne sais pas. [SPEAKER_03] Mais il y a un point crucial, [SPEAKER_03] quand même, [SPEAKER_03] c'est qu'on parle justement [SPEAKER_03] d'automatisation, [SPEAKER_03] on est censé libérer [SPEAKER_03] plus de temps, [SPEAKER_03] faire moins de choses, [SPEAKER_03] et on voit que c'est tout le contraire. [SPEAKER_03] On a de plus en plus [SPEAKER_03] de sollicitations, [SPEAKER_03] puisqu'on va aller [SPEAKER_03] sur plus de marchés, [SPEAKER_03] on va pouvoir faire [SPEAKER_03] encore plus de choses.
SPEAKER_01
[SPEAKER_03] On va aller dans quelle direction? [SPEAKER_00] Je ne sais pas. [SPEAKER_03] Mais il y a un point crucial, quand même, c'est qu'on parle justement d'automatisation, on est censé libérer plus de temps, faire moins de choses, et on voit que c'est tout le contraire. On a de plus en plus de sollicitations, puisqu'on va aller sur plus de marchés, on va pouvoir faire encore plus de choses. On va aller dans quelle direction ? Faire moins ou faire plus ?
SPEAKER_01
[SPEAKER_05] Faire mieux, si possible. Mais c'est vrai que moi, je suis dans cette phase où, comme je le dis, je ne dors plus la nuit, et je bosse plus que jamais, parce qu'en fait, j'on-borde mes IA et je découvre des choses, et puis ça se trouve, dans six mois, il faudra on-border une nouvelle IA, parce qu'il y a trois mois, c'était Gemini, après c'était TchatGPT, maintenant on est tous sur Claude. Et donc, c'est toujours... Et puis ça change, puis ça va vite, puis on doit axer, désaxer les business, etc. Mais quelle chance on a de vivre ça ?
SPEAKER_01
Je peux donner un cas un peu concret, mais par exemple, demain, ça va aussi avec la formation des personnes qui arrivent. Déjà, en plus, toutes les personnes qui arrivent et qui sont plus jeunes, elles sont quand même très formées à tout ça. J'aime bien quand même le mot de on a des agents, on a des assistances, on ne sait pas ce qu'est le monde de demain, mais en tout cas, aujourd'hui, pour les quelques années à venir, on est là pour être aidés, accompagnés. Je vais prendre un cas d'une nouvelle personne qui est formée dans un hôtel, même un hôtel de luxe, etc. Je préfère 10 000 fois que finalement, il y ait la personne sachante qui est là depuis 5, 10, 15, 20, 30 ans parfois dans les hôtels, puisse donner tout ce qu'elle sait de l'héritage du lieu. Il y a des lieux qui sont magnifiques, qui sont vraiment un lieu de patrimoine. Je préfère 10 000 fois que cette personne qui accueille ce nouvel arrivant dans les équipes, plutôt que de lui montrer un outil un petit peu fastidieux pour réserver plusieurs chambres, tu vas cliquer là, demain, il y a un assistant qui fera ça, va l'aider, répond à ses questions, mais surtout, ça sera automatique. C'est quand même en termes de partage d'expérience pour la personne, de dire, tu comprends, quand on accueille un VIP, on le fait comme ça. Tu as telle et telle chose. Alors, tu sais, cette chambre-là, elle a telle particularité. Je trouve ça, en fait, 10 000 fois plus riche parce que, et vraiment, chez nous, c'est ça, c'est de se dire comment on fait fi à un maximum de la technologie pour se reconcentrer sur ce qu'est, nous, notre cœur de métier, accueillir quelqu'un. Et justement, en fait, en plus, c'est Maud Bey qui vient de lancer ça, l'école de la relation. À l'ère de l'IA, elle vient de lancer l'école de la relation. C'est de se dire, en fait, c'est quoi les fondamentaux quand on accueille quelqu'un et quand on fait du tourisme et de l'hospitalité ?
SPEAKER_01
[SPEAKER_04] On voit tous, en fait, je pense, une accélération incroyable dans nos entreprises. Des transformations spectaculaires, que ce soit le monde, que ce soit Accor. Également, dans ton domaine, Mathieu, des transformations et j'ai l'impression qu'il y a encore beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses à venir. Nous, chez Stripe, on les vit également au quotidien, que ce soit la création finalement des fondations, la plateforme qui permet finalement au commerce agentique de demain de pouvoir se faire, au paiement personnalisé partout dans le monde et nos collaborateurs le vivent au quotidien avec une vitesse d'exécution [SPEAKER_04] beaucoup,
SPEAKER_01
[SPEAKER_04] beaucoup de choses [SPEAKER_04] à venir. [SPEAKER_04] Nous, [SPEAKER_04] chez Stripe, [SPEAKER_04] on les vit également [SPEAKER_04] au quotidien, [SPEAKER_04] que ce soit la création [SPEAKER_04] des fondations, [SPEAKER_04] la plateforme [SPEAKER_04] qui permet au commerce agentique [SPEAKER_04] de demain [SPEAKER_04] de pouvoir se faire, [SPEAKER_04] au paiement personnalisé [SPEAKER_04] partout dans le monde [SPEAKER_04] et nos collaborateurs [SPEAKER_04] le vivent au quotidien [SPEAKER_04] avec une vitesse [SPEAKER_04] d'exécution [SPEAKER_04] qui est effrénée. [SPEAKER_05] Vous sécurisez [SPEAKER_05] des transactions [SPEAKER_05] entre agents ?
SPEAKER_01
[SPEAKER_04] Exactement, [SPEAKER_04] mais on emporte [SPEAKER_04] les agents [SPEAKER_04] sur nos plateformes [SPEAKER_04] pour qu'ils puissent [SPEAKER_04] permettre la transaction [SPEAKER_04] et s'assurer également [SPEAKER_04] de faire la gestion [SPEAKER_04] de toute la fraude. [SPEAKER_04] Donc aujourd'hui, [SPEAKER_04] tu as plus simplement [SPEAKER_04] « know your customer », [SPEAKER_04] KYC, [SPEAKER_04] mais tu as « know your agent » [SPEAKER_04] puisque tu as besoin [SPEAKER_04] de lui donner [SPEAKER_04] une procuration [SPEAKER_04] pour qu'il puisse exécuter [SPEAKER_04] jusqu'au paiement [SPEAKER_04] en ton nom [SPEAKER_04] et ça,
SPEAKER_01
[SPEAKER_04] dans une définition [SPEAKER_04] d'un contrat smart [SPEAKER_04] qui lui permet de dire [SPEAKER_04] « là, je peux acheter, [SPEAKER_04] là, je ne peux pas acheter, [SPEAKER_04] là, je peux aller dépenser [SPEAKER_04] 250 euros [SPEAKER_04] pour ta paire de baskets [SPEAKER_04] ou pas » [SPEAKER_04] que tu auras retrouvé [SPEAKER_04] sur ton LLM [SPEAKER_04] ou que ton fils [SPEAKER_04] aura décidé [SPEAKER_04] d'acheter pour toi. [SPEAKER_04] Donc oui, [SPEAKER_04] c'est comment on crée [SPEAKER_04] cette infrastructure [SPEAKER_04] qui permet de faire ça. [SPEAKER_04] Ce que j'aimerais voir, [SPEAKER_04] c'est pour vous, [SPEAKER_04] si vous projetez
SPEAKER_01
[SPEAKER_04] dans les 5-10 prochaines années, [SPEAKER_04] qu'est-ce qu'on peut souhaiter [SPEAKER_04] au groupe Le Monde ? [SPEAKER_04] Qu'est-ce qu'on peut souhaiter [SPEAKER_04] à Accor ? [SPEAKER_04] Qu'est-ce qu'on peut souhaiter [SPEAKER_04] à Génération Do It Yourself [SPEAKER_04] et à notre écosystème [SPEAKER_04] qui nous permettent [SPEAKER_04] de tirer parti [SPEAKER_04] le mieux possible
SPEAKER_03
[SPEAKER_04] de toutes ces évolutions, [SPEAKER_04] de toutes ces opportunités [SPEAKER_04] dont on a pu échanger [SPEAKER_04] lors de ce déjeuner ? [SPEAKER_00] On en a parlé tout à l'heure, [SPEAKER_00] mais ce qu'on se voit au monde, [SPEAKER_00] si on a deux supports distincts, [SPEAKER_00] c'est qu'il y aura, [SPEAKER_00] moi, je pense que dans 10 ou 15 ans, [SPEAKER_00] il y aura encore du papier, [SPEAKER_00] mais ce sera, [SPEAKER_00] comme on le dit, [SPEAKER_00] beaucoup plus minoritaire [SPEAKER_00] sur des populations [SPEAKER_00] effectivement plus âgées,
SPEAKER_01
[SPEAKER_00] mais qui permettent [SPEAKER_00] de conserver aussi [SPEAKER_00] un lien avec le papier, [SPEAKER_00] donc ce qu'on disait tout à l'heure, [SPEAKER_00] plutôt démocratique. [SPEAKER_00] Nous, on s'était fixé [SPEAKER_00] à un chiffre [SPEAKER_00] d'un million d'abonnés, [SPEAKER_00] tout confondu, [SPEAKER_00] bien évidemment, [SPEAKER_00] l'IA va nous y aider. [SPEAKER_00] Après, il y a aussi [SPEAKER_00] le fait de pouvoir aller [SPEAKER_00] à l'étranger, [SPEAKER_00] le fait de continuer, [SPEAKER_00] on n'a pas beaucoup parlé, [SPEAKER_00] mais le fait de continuer [SPEAKER_00] à enrichir nos contenus, [SPEAKER_00] on a aujourd'hui
SPEAKER_01
[SPEAKER_00] une rédaction [SPEAKER_00] qui a doublé en 10 ans, [SPEAKER_00] c'est le fait aussi [SPEAKER_00] de proposer beaucoup de contenus [SPEAKER_00] et très différent, [SPEAKER_00] qui fait que les gens, [SPEAKER_00] aujourd'hui, [SPEAKER_00] s'abonnent. [SPEAKER_00] Après, il faudra peut-être [SPEAKER_00] réfléchir à de nouvelles verticales, [SPEAKER_00] de nouveaux services, [SPEAKER_00] ce qu'on voit beaucoup [SPEAKER_00] entre Atlantique, [SPEAKER_00] qui feront que demain, [SPEAKER_00] on ira encore plus loin, [SPEAKER_00] mais j'ai confiance, [SPEAKER_00] en tout cas, [SPEAKER_00] dans le monde là-dessus, [SPEAKER_00] pour proposer quelque chose
SPEAKER_01
[SPEAKER_00] de très authentique [SPEAKER_00] et produit par une rédaction. Je dirais que c'est en deux points. Pour nous, c'est vraiment de se dire comment on accompagne, des propriétaires hôteliers, des équipes, parce que c'est quand même vraiment notre premier client, qui font ce choix de continuer, d'ouvrir des établissements pour faire tourner le tourisme, le voyage. On est quand même dans des lieux où on réunit des personnes, des restaurants, etc. Donc, c'est le lieu où les personnes se rencontrent en individuel, en business, en loisirs, etc. Donc, comment on leur donne tous les moyens pour pouvoir gérer ça au mieux, avec toutes les contraintes
SPEAKER_01
qu'on connaît aujourd'hui, d'écologie, de reconnaissance des personnes, etc., et en donnant la meilleure expérience sur le terrain possible et en étant,
SPEAKER_01
Où finalement, les personnes se rencontrent en individuel, en business, en loisirs, etc. Donc, comment finalement on leur donne tous les moyens pour pouvoir gérer ça au mieux, avec toutes les contraintes qu'on connaît aujourd'hui, d'écologie, de reconnaissance des personnes, etc., et en donnant la meilleure expérience sur le terrain possible et en étant, justement, c'est le deuxième point, très en amont, c'est-à-dire, pour le client, lui donner finalement toutes les possibilités et le mentionner le plus simplement possible. Je veux aller faire un voyage là et j'ai envie de soleil de telle date à telle date. En fait, finalement, comment à Cor on est là pour recueillir ce besoin dès le début et les amener finalement dans tous nos hôtels à Cor pour les amener à vivre cette expérience le mieux possible et la plus, parce qu'on n'a même pas arrivé tout au bout, personnalisée possible.
SPEAKER_04
[SPEAKER_05] En deux mots, c'est moins d'outils. En fait, on s'est auto-convaincus que nos jobs, c'était potentiellement des interfaces, mais aussi du Word, du Excel, du PowerPoint, des mails. Les gens passent nos journées. Quand on y réfléchit, on passe nos journées à faire des mails. Je veux dire, mais c'est quand même fou. Il y a 20 ans, 30 ans, 40 ans, les gens, ils ne faisaient pas des fax ou des courriers au bureau toute la journée, ils produisaient vraiment du vrai travail. Et donc, on s'est perdus. Moi, je pense qu'on s'est perdus. Et moi, j'aimerais que ce que je souhaite à 5 ans ou 10 ans, c'est qu'on revienne à plus d'humains, en fait. Moi, plus d'organique toutes ces choses-là, ces bullshit jobs qu'on fait tous partiellement ou entièrement, plus de relations, plus de journalistes, plus de choses comme ça. Pour moi, c'est vraiment, je veux croire en un monde où on va revenir sur quelque chose de réel et où l'IA va automatiser toutes ces choses qui ne servent à rien. Et ça, moi, j'y crois assez fort. En tout cas, c'est là où j'ai envie d'aller.
SPEAKER_04
[SPEAKER_03] Quand on arrive à la fin de ce déjeuner. Merci. C'était très bon. Merci. Merci. Je ne l'ai pas dit. C'est délicieux de A à Z. Merci. Excellent. Merci. [SPEAKER_05] Merci pour votre partage, l'expérience et vos retours sur le monde qui nous attend. on a optimisé nos sites web, nos applications pour les humains. Donc, l'expérience utilisateur, l'UX, il était pour les humains. Ça, c'est ce qu'a porté le digital. C'était tout le front-end qu'on avait... On a essayé au moins. On a au moins essayé plus ou moins bien selon les cas. Là, aujourd'hui, finalement, ce qui reprend le dessus, c'est comment se faire reconnaître par les agents, donc par les LLM.
SPEAKER_04
C'est plutôt le back-end qui va être important. C'est-à-dire, en fait, c'est la qualité de ta donnée, comment t'es représenté. C'est ce que je voulais dire par là,
SPEAKER_05
c'est que moi, si l'interface disparaît, mais en fait, l'interface n'a pas de l'air. Enfin, non, mais je veux dire le moins d'interface, le mieux, quelque part. Enfin, tu vois, moi, je préfère que ce soit au plus proche justement de l'humain. Alors, je pense que dans un quotidien comme le monde, c'est quand même quelque chose et ça pose... que tu ouvres ici, elle est tellement profonde de savoir est-ce que tu vas avoir une interface où tu veux aller sur le monde parce que vous vous êtes... C'est une prescription. Oui, mais c'est votre quotidien d'hier, ça, c'est le quotidien. D'aujourd'hui, bien sûr. C'est le truc des jeunes d'aujourd'hui seront les vieux de demain
SPEAKER_05
et en fait, là, vous allez probablement défendre l'application à vouloir dire mais non, mais on veut notre application, on veut proposer notre journal, notre truc en 5000 signes et en machin alors que l'utilisateur, potentiellement, il veut un résumé en boulet de point, exactement comme il le veut
SPEAKER_04
ou une transformation en vidéo. Comme on disait tout à l'heure,
SPEAKER_00
il veut de la vidéo. Exactement. Et ça, vous allez le faire ? Ah bah, déjà, on est en train de le faire. Là, on est en train de tester une nouvelle application, une nouvelle version de notre home qui a beaucoup plus de vidéos et que d'audios parce qu'on s'adapte aussi aux usages. On va intégrer progressivement la personnalisation. Ça, déjà, les médias anglo-saxons l'ont déjà fait depuis très longtemps et bien évidemment, à terme, l'idée... Alors, au monde, on se dit que c'est très important de garder une prescription éditoriale. Les gens viennent aussi pour ça. Ils viennent pour se dire OK, je viens parce que le monde m'a dit qu'il fallait lire ça. Mais bien évidemment,
SPEAKER_00
il va falloir ajouter un dosage bien fait de personnalisation. On le fait déjà beaucoup plus sur des interfaces qui ne sont pas directement éditoriales, mais plutôt la recommandation de papier, la recommandation de contenu à lire ensuite, qu'on a énormément optimisé et qui se base plutôt sur des lectures qui ont été faites par des abonnés après avoir lu un article. Vous avez encore beaucoup de médias aujourd'hui qui proposent lire des articles d'une même rubrique. Ça n'intéresse personne, en fait. Ce que veulent voir les gens, c'est les actualités du jour même, mais qui n'ont peut-être rien à voir, qui n'ont rien à voir avec la rubrique, mais qui sont un autre sujet
SPEAKER_00
dont ils ont vraiment envie d'entendre parler.
SPEAKER_04
Comment vous voyez, finalement, l'évolution pour être sûr que cette marque de confiance que vous avez créée avec vos clients, elle est maintenue ?
SPEAKER_00
Il ne faut pas en trouver que le risque. Justement, ce qui est intéressant depuis qu'on apparaît beaucoup plus, enfin, on apparaît dans le chat GPT, c'est qu'on s'est rendu compte qu'un article, quand la marque Le Monde est citée dans le chat GPT, ça convertit 20 fois plus qu'un article sur Meta et 50 fois plus qu'un article sur Discover, voilà, sur Google. Donc, c'est hyper intéressant pour nous de se dire qu'on apparaît aussi dans une nouvelle plateforme. Après, bien évidemment, l'objectif, c'est de pouvoir faire revenir que les gens nous découvrent par d'autres moyens. Il ne faut pas se leurrer. Il s'est formé sur les réseaux sociaux. Ça fait très longtemps
SPEAKER_00
qu'on a investi sur les réseaux sociaux avec notre ton, le ton du monde, mais en adaptant les codes des plateformes. C'est ce qui fait aussi le succès aujourd'hui. Avant, on avait du mal à démontrer qu'un lecteur qui venait sur les réseaux sociaux s'abonnait au monde. Ça, aujourd'hui, on a réussi, via des études, à le montrer. Il y a beaucoup de lecteurs qui nous ont dit que je vous connais parce que j'ai vu des vidéos de vous sur les réseaux sociaux.
SPEAKER_03
On parle de transformation. Là, on est resté dans le scope France, Europe. Mathieu, toi, tu reviens de Chine. Tu étais sur le terrain à Shenzhen. Qu'est-ce qui t'a le plus frappé dans, finalement, cette capacité qu'ils ont d'exécuter parfois plus vite que nous ?
SPEAKER_05
C'est un peu ce qu'on disait tout à l'heure. C'est qu'ils n'ont pas peur. Déjà, ils n'ont pas peur. Ils sont vraiment dans un mode arène, on essaye. Ce matin, j'avais encore cet exemple d'une jeune boîte dans laquelle j'ai investi il n'y a pas si longtemps. Il me disait qu'on allait voir des clients potentiels. Ils nous disaient qu'on est trop jeunes. Ils sont incroyables. Ils ont 26, 27 ans. Ils sont incroyables. C'est une fin tech qui propose de l'investissement, une plateforme d'investissement. Et en fait, plutôt dans l'immobilier, ils avaient un gros projet immobilier à 10, 15 millions d'euros et ils parlaient avec un conseiller en gestion de patrimoine assez gros
SPEAKER_05
pour faire investir les personnes qui sont chez lui. Eux, ils sont régulés à MF. Moi, j'ai investi chez eux il y a un an et demi. C'est un truc sérieux quand même. Mais le conseiller en gestion de patrimoine ne veut pas y aller parce qu'il ne fait que des gros Black Rock, des gros Américains ou quelques Français, etc. Et les Américains ont un peu ça mais les Chinois, complètement, ils donnent la confiance aux jeunes. Ils vont très vite. Quand un produit est prêt à 70-80%, on peut le mettre sur le marché, ils ont vraiment une culture là-dessus qui était la culture de Meta pendant longtemps, Go Fast, Break Things, mais était vraiment là-dessus. et un scale mais qui est fou.
SPEAKER_05
Ils sont quand même 1,4 milliard et donc partout, ça va très vite. Tu vois, on parlait tout à l'heure de la pollution là-bas. Est-ce que c'est vrai ? Est-ce que c'est pas vrai ? Il y a plein de gens quand je reviens qui me disent qu'il faut quand même que tu parles de la pollution. Tu me dis, quelle pollution ? Va à Shenzhen, va à Shanghai, il n'y a plus... Allez, c'est 20% des véhicules qui sont thermiques, il n'y a plus de bruit. C'est vraiment sidérant. Et donc, il y en a encore plein, évidemment. il y a encore des grosses zones industrielles mais c'est ceux qui donnent... C'est le métronome de la Terre, de tous les pays du monde sur la décarbonisation. Je confirme.
SPEAKER_01
Nous, ce sont parmi les plus avancés en termes, justement, d'hospitalité, d'hôtellerie un peu plus verte, un peu plus éco-responsable, très clairement.
SPEAKER_05
Et ils sont, de toute façon, contraints parce qu'ils n'ont pas de pétrole, ils sont contraints parce qu'ils ont une population qui vieillit à une vitesse folle, ils sont contraints par plein de choses. Donc, la robotisation, la dépollution, la décarbonisation, toutes ces choses-là, de toute façon, même s'ils avaient le choix de le faire ou de ne pas le faire, de toute façon, là, ils ne l'ont pas. Donc, ce n'est pas comme les Américains avec leur pétrole, enfin, leur gaz de schiste, ce n'est pas comme... Eux, ils sont vraiment dans une dynamique très, très différente et ça va très vite. Et moi, j'ai trouvé ça très inspirant. Ce qui est marrant,
SPEAKER_05
c'est qu'ils ont une approche, nous, c'est pour nous de la copie, mais ils ont une approche à la copie qui est de l'inspiration. Mais quand on en parle vraiment de manière assez profonde avec eux, tu vois, ils te disent, c'est un Français qui me le dit, mais il t'explique la logique là-bas, ils te disent, si tu me prends ma montre et que tu la gardes, tu ne me la rends pas, c'est un vol, c'est ma montre, je ne la reverrai pas. Si tu me prends une idée et que tu l'utilises, moi, je l'ai toujours l'idée, ce n'est pas un vol. Et donc, nous, c'est un truc quand même assez... Alors ça, on est très commun dans l'Occident, très légal, l'IP, les Américains sont très
SPEAKER_05
à cheval là-dessus, les brevets, etc. Enfin, à cheval, quand ça les arrange potentiellement. Mais encore une autre histoire. Et donc, nous, on a perdu un peu cette culture-là. Mais quelque part, moi, je trouve que le monde doit aller plus vite. Il y a tellement de changements nécessaires en ce moment que je peux comprendre un peu cette approche. Alors nous, on s'en offusque parce que quand tu vois l'industrie qui est partie complètement là-bas, on s'est tout fait siphonner. Et ce qui est marrant dans ce docu qu'on l'a fait, c'est qu'on s'est fait siphonner et les Allemands, ils se rendent compte maintenant sur l'automobile. Mais en fait, on s'est largement fait dépasser.
SPEAKER_05
Et donc, on n'est plus bien au-delà de la copie. C'est ça qui est intéressant.
SPEAKER_00
Et que tu pensais par rapport à quoi ? Parce que pareil, on n'a pas réussi à réagir, on n'a pas su réagir.
SPEAKER_05
Dans quel domaine, tu veux dire ?
SPEAKER_00
Comment on s'est laissé dépasser, en fait ?
SPEAKER_05
Déjà, on est arrivé là-bas. Ils nous ont dit si tu veux vendre des voitures chez nous, il y a quelques petites conditions. Déjà, ça va être une joint-venture. Nous, on a 51%, toi, t'as 49%. En plus, toutes les technologies, on va les transférer chez nous. Et puis évidemment, c'est fait en local. Ça va être fait chez nous. Nous, qu'est-ce qu'on fait en ce moment ? On va prendre des Xpeng, des BYD. Elles sont fabriquées où ? Elles sont fabriquées où, ces voitures ? Elles ne sont pas fabriquées. Alors, il commence à y avoir des choses en Hongrie, etc. Mais on tolère qu'il y ait des fabriques là-bas. Alors qu'on ne sait plus faire ces voitures, on ne sait pas faire
SPEAKER_05
des voitures aussi bien. Il faut les essayer. dire, elles sont beaucoup mieux que les autres. Les nôtres. Moi, ça fait 5 ans que je suis en train de me dire je vais changer de voiture. Et en fait, je me dis, mais je ne vais pas m'acheter une BM ou une Porsche à je ne sais pas combien pour que dans 3 ans, elles ne valent rien
SPEAKER_00
parce que c'est le cas.
SPEAKER_05
Parce que leur véhicule écrit, qu'essayer les Xpeng, c'est le futur. Et ça charge super vite et ça dure plus longtemps. Ils nous ont battus partout. Donc, ils ne sont plus dans la copie. Ils ont déjà tout dépassé. Et nous, on tolère ça. Moi, ça me tend parce qu'à un moment, il faut juste dire non, stop. Et les Chinois même, j'en ai eu plusieurs. Si vous écoutez Ming Pokai qui est passé sur Génération Iturself en novembre, il me dit mais nous, on ne comprend pas en fait. Vous êtes là en train de vous laisser. On vous a siphonné pendant 20 ans. Là, on est en train de vous inonder votre marché avec nos produits. Et à la fin, en plus, qu'est-ce qui va se passer ?
SPEAKER_05
C'est que vous n'aurez plus de force, plus de travail, vous n'aurez plus d'argent. Et puis, vous ne pourrez même plus acheter nos produits. Donc, ce n'est pas vraiment dans notre intérêt.
SPEAKER_04
Moi, je suis curieux de voir finalement comment ce scale et cette vélocité finalement qu'on peut regarder côté Chine, comment on l'exploite au sein de Le Monde et au sein d'Accor.
SPEAKER_01
Avant même de parler de l'IA, etc., c'est de se dire comment on transforme la technologie. Moi, j'ai eu la chance d'avoir dans mon équipe ces sujets vraiment de ce qu'on appelle de TPE. Ce qui permet de venir payer, d'insérer la carte de crédit. demain, est-ce que ça existera toujours, etc., c'est une question. Mais on est quand même sur des sujets, on en parlait, de vérification des identités chez nous. Donc, on a des sujets, par exemple, ce qu'on appelle de passeport scan. Donc, comment on s'assure qu'une personne qui arrive dans un hôtel est bien celle qui a été déclarée. Donc, on a vraiment des outils physiques. Un des sujets les plus importants chez nous aussi,
SPEAKER_01
par exemple, c'est la qualité du Wi-Fi. Parce qu'on se parle de numérique, mais si on n'a pas le bon élément, la bonne qualité de réseau qui permet que tout ça, ça fonctionne bien. Donc, on en est, avant même de l'IA, sur finalement, quels sont les bons standards qu'on développe dans chacun de nos hôtels. Ça, déjà, c'est une entreprise énorme que de se dire qu'est-ce qu'on applique et qui est un équilibre juste entre l'écosystème qu'on a au global qui permet de s'assurer qu'on a le même socle technique sur lequel on puisse tous travailler et quand même une adaptation locale. Donc ça, c'est toujours notre enjeu chez nous et de se dire comment on est au plus près des usages
SPEAKER_01
et de ce qui se fait bien et de ce qui est plus efficace finalement au local. Et comment, aussi, il y a un travail de back-office qui est énorme. Comment on allège ce que plus de 50% des tâches aujourd'hui de personnel dans les hôtels, c'est la facturation, la réconciliation des chambres, les attributions de chambres.
SPEAKER_05
Ce qu'on aime.
SPEAKER_01
Ce que l'IA peut très, très bien faire. Voilà. Et comment, finalement, on processe ça pour que, et ça j'aime bien le dire, on fait en sorte que les personnes qui sont là, elles s'occupent d'accueillir les autres personnes.
SPEAKER_05
Moi, je vais quand même dire à l'hôtel Indico, à Shenzhen, alors qu'il n'est pas chez vous,
SPEAKER_01
mais c'est quand même drôle. et c'était justement cet hôtel-là, oui.
SPEAKER_05
Ah, tu le connais ?
SPEAKER_01
En tout cas, on l'a vu, je n'ai pas eu la chance d'y aller, mais oui.
SPEAKER_05
Et tu débarques là-bas, tu commandes un room service. Alors, je le savais, donc moi, je ne commande pas souvent des rooms services, mais là, il fallait que je... Comme par hasard, j'avais besoin d'une canette de coca. Et en fait, tu as un robot qui arrive et qui te livre, qui sonne, et qui te livre. Alors, ça sonne sur ton téléphone et il descend, il ouvre le truc et il repart, il te fait un message. En plus, ils ont fait des messages hyper sympas. Alors, ce qui est drôle, c'est que moi, je ne comprenais rien à ce qu'ils me disaient. Et donc, sur mon Insta, tout le monde m'a traduit. Vous êtes une personne merveilleuse, merci pour machin, etc.
SPEAKER_04
C'était un petit...
SPEAKER_05
Une petite voix, il était décoré, etc. Mais donc, ils arrivent à en faire un truc mignon et sympa. Donc, c'est intéressant. À la fois, je pense que ce n'est pas forcément là-dessus que tu attendras le... Parce que c'est plutôt sympa. Mais ça dépend. Ça dépend des hôtels, ça dépend des choses comme ça. Mais sinon, dans les hôtels, tu aimes aussi justement la chaleur humaine plutôt que les gens passent leur vie à faire des factures. Bon, je préfère avoir des gens qui sont là, qui t'accueillent, qui te serrent la main, qui...
SPEAKER_01
En revanche, ce qui est intéressant, ça, c'est tout ce qu'on ne voit pas et qui n'est pas de lire. Et robotique, c'est encore différent. En fait, pour que ce petit robot puisse aller donner sa boisson, ce repas, ça veut dire que tout a été pensé dès le début dans l'hôtel. Et ça, on le voit. Ça veut dire qu'en fait, le robot et les couloirs sont calibrés. Ça veut dire que l'ascenseur a été pensé pour détecter le bon robot quand il passe, que les portes s'ouvrent. Que souvent, parce que le robot, s'il a hauteur, etc., ne peut pas appuyer sur les boutons, que ça soit automatique, que le plateau est bien figé, qu'il peut prendre ça... En fait, ça veut dire que tout est pensé
SPEAKER_01
dès le départ. Demain, il y a plein de choses et même l'IA pourrait être très précieuse, justement, dans la gestion d'écologie, etc. On avait mis en place, nous, un système de gestion anticipée des buffets. L'IA, ce n'est pas toujours que, effectivement, tout ce qui est conversationnel, etc., mais de se dire comment on peut réduire, finalement, le gaspillage alimentaire à travers des calculs. Alors, on n'est pas tout à fait sur de la pure IA, mais je veux dire, quand même, avec ces anticipations-là.
SPEAKER_03
On parle beaucoup d'IA, mais ce qui va être aussi important, c'est comment, au sein de l'entreprise, que ce soit Le Monde, que ce soit Accor, même au sein du podcast The It Yourself, comment on fait en sorte que ces employés, ces forces vives, s'habituent, s'acclimatent à tous ces nouveaux outils et qu'est-ce qui va faire la réussite de la transformation in fine ?
SPEAKER_05
Moi, c'est plus simple parce qu'on est moins et du coup, je ne recrute que des gens qui sont à donf là-dedans et je n'ai pas...
SPEAKER_03
Qui ne dorment pas la nuit
SPEAKER_05
comme ça sur l'autre. Je t'assure, ce qui est marrant, c'est qu'il y en a une bonne partie qui est meilleure que moi là-dessus et pour le coup, je suis vraiment assez obsédé et qui me sortent des trucs incroyables. Et donc, on en parlait ce matin, mais ma boîte, notre workflow, notre manière de travailler n'a plus rien à voir aujourd'hui avec... il y a trois mois mais plus rien à voir. Et ça n'avait rien à voir d'il y a trois mois avec trois mois avant. Tout ça, en ce moment, change tellement vite que... Enfin, voilà. Et donc, on est obligé de s'accrocher à ça. Nous, en fait, on produit, on produit beaucoup et de plus en plus, on va avoir des workflows du... En gros,
SPEAKER_05
nous, tout l'humain, très très humain, c'est jusqu'à la commande de l'invité... Pardon, j'ai la recherche de l'invité. Donc, comment... Voilà. Une fois qu'on a... choisi un invité qu'on a mis dans l'agenda, derrière, se déroule tout un processus d'IA qui s'arrête complètement au moment de l'enregistrement. Donc, tout l'enregistrement est totalement organique, il n'y a pas d'IA du tout dedans. Et après, il reprend jusqu'à la livraison finale du produit. Et derrière, ça va de... Donc, le speech-to-texte avec ce qu'on appelle la diarisation, reconnaître si c'est moi qui parle ou si c'est mon invité, reconnaître si le Serge dont on parle est le même Serge dont on parlait
SPEAKER_05
deux minutes avant ou si c'est encore un autre Serge, reconnaître... voilà. Tout ça pour être capable de tout contextualiser, de créer des productions, des shorts automatiques pour les réseaux sociaux, de créer des... des recherches dans tous les épisodes passés sur toutes les fois ou toutes les occurrences qu'on a parlé de ça, etc., d'être capable de créer un mash-up de tous les conseils sur les paiements de tous nos entrepreneurs, de tous les plus beaux fails de Génération des Tourself et d'aller les chercher, etc., etc. Et donc, tout ça n'a plus rien à voir.
SPEAKER_00
Ce qui est très différent pour le monde, ça n'est là, on est sur des structures qui n'ont rien à voir et par exemple, nous, l'IA, ça nous a servi à faire une expansion de marché. Pendant des années, on a voulu se lancer à l'international. Le jour où l'IA était prête, pour nous, ça a été une formidable opportunité de se dire, alors sans qu'elle soit générative, mais là, c'est qu'elle puisse traduire tout simplement et qu'on puisse se dire qu'elle nous permet de traduire un socle de contenu qui est important, c'est plus de 100 contenus par jour, avec toujours, ce qui est hyper important, excusez-moi Mathieu, c'est une relecture derrière, c'est-à-dire qu'il y a la caution
SPEAKER_00
de nos journalistes, donc relecture et écriture si besoin. Et aujourd'hui, on voit qu'il y a des marchés qui sont particulièrement gros mais intéressés, comme les Etats-Unis.
SPEAKER_05
Tu vas te dire que je t'en veux, mais c'est juste que c'est un secteur que je connais mieux, il faut que t'elle rive. Mais question qui tue, quand même, j'ai besoin de savoir, avez-vous encore des correcteurs d'orthographe humains ?
SPEAKER_00
Oui, on a encore une équipe de... Bien sûr, ils sont très importants.
SPEAKER_05
OK.
SPEAKER_00
Mais oui, bien sûr. C'est la poste politique. Non, mais l'IAF, encore des erreurs.
SPEAKER_05
Ils sont très syndiqués, c'est juste ça. Non, mais c'est vrai. Il faut le laisser, ça, absolument. Non, mais c'est vrai.
SPEAKER_00
Pour le monde, c'est... Moi, je pense qu'aujourd'hui, bien sûr que l'IAF apporte déjà beaucoup de solutions là-dessus. Tu as encore d'énormes oublis, même quand tu corriges toi-même tes propres textes. L'IAF, sur la partie orthographique, et pourtant, elle passe à côté de...
SPEAKER_05
Les LLM sont moins forts que tes correcteurs
SPEAKER_00
d'orthographe humains ? Je ne dis pas, je dis que nous, on a une exigence tellement forte sur l'orthographe aujourd'hui, qu'aujourd'hui, c'est une garantie pour nous d'avoir un rendu qui est de très grande qualité. Se fier que sur l'IAF, ce serait un énorme échec. Peut-être que dans 10 ans, ce serait un peu la même chose, je ne sais pas.
SPEAKER_03
Mais il y a un point crucial, quand même, c'est qu'on parle justement d'automatisation, on est censé libérer plus de temps, faire moins de choses, et on voit que c'est tout le contraire. On a de plus en plus de sollicitations, puisqu'on va aller sur plus de marchés, on va pouvoir faire encore plus de choses. On va aller dans quelle direction ? Faire moins ou faire plus ?
SPEAKER_05
Faire mieux, si possible. Mais c'est vrai que moi, je suis dans cette phase où, comme je le dis, je ne dors plus la nuit, et je bosse plus que jamais, parce qu'en fait, j'un-borde mes IA et je découvre des choses, et puis ça se trouve, dans six mois, il faudra un-border une nouvelle IA, parce qu'il y a trois mois, c'était Gemini, après c'était TchatGPT, maintenant on est tous sur Claude. Et donc, c'est toujours... Et puis ça change, puis ça va vite, puis on doit axer, désaxer les business, etc. Mais quelle chance on a de vivre ça ?
SPEAKER_01
Je peux donner un cas un peu concret, mais par exemple, demain, ça va aussi avec la formation des personnes qui arrivent. Déjà, en plus, toutes les personnes qui arrivent et qui sont plus jeunes, elles sont quand même très formées à tout ça. J'aime bien quand même le mot de on a des agents, on a des assistances, on ne sait pas ce qu'est le monde de demain, mais en tout cas, aujourd'hui, pour les quelques années à venir, on est là pour être aidés, accompagnés. Je vais prendre un cas d'une nouvelle personne qui est formée dans un hôtel, même un hôtel de luxe, etc. Je préfère 10 000 fois que finalement, il y ait la personne sachante qui est là depuis 5, 10, 15, 20,
SPEAKER_01
30 ans parfois dans les hôtels, puisse donner tout ce qu'elle sait de l'héritage du lieu. Il y a des lieux qui sont magnifiques, qui sont vraiment un lieu de patrimoine. Je préfère 10 000 fois que cette personne qui accueille ce nouvel arrivant dans les équipes, plutôt que de lui montrer un outil un petit peu fastidieux pour réserver plusieurs chambres, tu vas cliquer là, demain, il y a un assistant qui fera ça, va l'aider, répond à ses questions, mais surtout, ça sera automatique. C'est quand même en termes de partage d'expérience pour la personne, de dire, tu comprends, quand on accueille un VIP, on le fait comme ça. Tu as telle et telle chose. Alors, tu sais,
SPEAKER_01
cette chambre-là, elle a telle particularité. Je trouve ça, en fait, 10 000 fois plus riche parce que, et vraiment, chez nous, c'est ça, c'est de se dire comment on fait fi à un maximum de la technologie pour se reconcentrer sur ce qu'est, nous, notre cœur de métier, accueillir quelqu'un. Et justement, en fait, en plus, c'est Maud Bey qui vient de lancer ça, l'école de la relation. À l'ère de l'IA, elle vient de lancer l'école de la relation. C'est de se dire, en fait, c'est quoi les fondamentaux quand on accueille quelqu'un et quand on fait du tourisme et de l'hospitalité ?
SPEAKER_04
On voit tous, en fait, je pense, une accélération incroyable dans nos entreprises. Des transformations spectaculaires, que ce soit le monde, que ce soit Accor. Également, dans ton domaine, Mathieu, des transformations et j'ai l'impression qu'il y a encore beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses à venir. Nous, chez Stripe, on les vit également au quotidien, que ce soit la création finalement des fondations, la plateforme qui permet finalement au commerce agentique de demain de pouvoir se faire, au paiement personnalisé partout dans le monde et nos collaborateurs le vivent au quotidien avec une vitesse d'exécution qui est parfois effrénée.
SPEAKER_05
Vous sécurisez des transactions entre agents ?
SPEAKER_04
Exactement, mais on emporte les agents sur nos plateformes pour qu'ils puissent permettre la transaction et s'assurer également de faire la gestion de toute la fraude. Donc finalement, aujourd'hui, tu as plus simplement « know your customer », KYC, mais tu as « know your agent » puisque tu as besoin finalement de lui donner une procuration pour qu'il puisse exécuter jusqu'au paiement en ton nom et ça, finalement, dans une définition d'un contrat smart qui lui permet de dire « là, je peux acheter, là, je ne peux pas acheter, là, je peux aller dépenser 250 euros pour ta paire de baskets ou pas » que tu auras retrouvé sur ton LLM ou que ton fils aura décidé
SPEAKER_04
d'acheter pour toi. Donc oui, c'est comment on crée cette infrastructure qui permet de faire ça.
SPEAKER_04
Ce que j'aimerais voir, c'est finalement pour vous, si vous projetez dans les 5-10 prochaines années, qu'est-ce qu'on peut souhaiter au groupe Le Monde ? Qu'est-ce qu'on peut souhaiter à Accor ? Qu'est-ce qu'on peut souhaiter à Génération Do It Yourself et à notre écosystème finalement qui nous permettent de tirer parti le mieux possible de toutes ces évolutions, de toutes ces opportunités dont on a pu échanger lors de ce déjeuner ?
SPEAKER_00
On en a parlé tout à l'heure, mais ce qu'on se voit au monde, si on a deux supports distincts, c'est qu'il y aura, moi, je pense que dans 10 ou 15 ans, il y aura encore du papier, mais ce sera, comme on le dit, beaucoup plus minoritaire sur des populations effectivement plus âgées, mais qui permettent de conserver aussi un lien avec le papier, donc ce qu'on disait tout à l'heure, plutôt démocratique. Nous, on s'était fixé à un chiffre d'un million d'abonnés, tout confondu, bien évidemment, l'IA va nous y aider, voilà. Après, il y a aussi le fait de pouvoir aller à l'étranger, le fait de continuer, on n'a pas beaucoup parlé, mais le fait de continuer
SPEAKER_00
à enrichir nos contenus, on a aujourd'hui une rédaction qui a doublé en 10 ans, c'est le fait aussi de proposer beaucoup de contenus et très différent, qui fait que les gens, en fait, aujourd'hui, s'abonnent. Après, il faudra peut-être réfléchir à de nouvelles verticales, de nouveaux services, ce qu'on voit beaucoup entre Atlantique, qui feront que demain, on ira encore plus loin, mais j'ai confiance, en tout cas, dans le monde là-dessus, pour proposer quelque chose de très authentique et produit par une rédaction.
SPEAKER_01
Je dirais que c'est en deux points. Pour nous, c'est vraiment de se dire comment on accompagne, finalement, des propriétaires hôteliers, des équipes, parce que c'est quand même vraiment notre premier client, qui font ce choix de continuer, d'ouvrir des établissements pour faire tourner le tourisme, le voyage. On est quand même dans des lieux où on réunit des personnes, des restaurants, etc. Donc, c'est le lieu où finalement, les personnes se rencontrent en individuel, en business, en loisirs, etc. Donc, comment finalement, on leur donne tous les moyens pour pouvoir gérer ça au mieux, avec toutes les contraintes qu'on connaît aujourd'hui, d'écologie,
SPEAKER_01
de reconnaissance des personnes, etc., et en donnant la meilleure expérience sur le terrain possible et en étant, justement, c'est le deuxième point, très en amont, c'est-à-dire, pour le client, lui donner finalement toutes les possibilités et le mentionner le plus simplement possible, je veux aller faire un voyage là et j'ai envie de soleil de telle date à telle date, en fait, finalement, comment à Cor, on est là pour recueillir ce besoin dès le début et les amener finalement dans tous nos hôtels à Cor pour les amener à vivre cette expérience le mieux possible et la plus, parce qu'on n'a même pas arrivé tout au bout, personnalisé possible.
SPEAKER_05
En deux mots, c'est moins d'outils. En fait, on s'est auto-convaincus que nos jobs, c'était potentiellement des interfaces, mais aussi du Word, du Excel, du PowerPoint, des mails. Les gens passent nos journées, quand on y réfléchit, on passe nos journées à faire des mails. Je veux dire, mais c'est quand même fou. Il y a 20 ans, 30 ans, 40 ans, les gens, ils ne faisaient pas des fax ou des courriers au bureau toute la journée, ils produisaient vraiment du vrai travail. Et donc, on s'est perdus. Moi, je pense qu'on s'est perdus. Et moi, j'aimerais que, ce que je souhaite à 5 ans ou 10 ans, c'est qu'on revienne à plus d'humains, en fait. Moi, plus d'organique
SPEAKER_05
toutes ces choses-là, ces bullshit jobs qu'on fait tous partiellement ou entièrement, plus de relations, plus de journalistes, plus de choses comme ça. Pour moi, c'est vraiment, je veux croire en un monde où on va revenir sur quelque chose de réel et où l'IA va automatiser toutes ces choses qui ne servent à rien. Et ça, moi, j'y crois assez fort. En tout cas, c'est là où j'ai envie d'aller.
SPEAKER_03
Quand on arrive à la fin de ce déjeuner. Merci. C'était très bon. Merci. Merci. Je ne l'ai pas dit. C'est délicieux de A à Z. Merci. Excellent. Merci.
SPEAKER_05
Merci pour votre partage,
SPEAKER_03
l'expérience et vos retours sur le monde qui nous attend. Merci.